Mantoudj B’ladi 2026 à Oran : un levier pour l’économie locale de l’Ouest Algérien : un levier pour l’économie locale de l’Ouest Algérien

Par : Mohammed CHOUAKI

Du 28 juillet au 1er août 2026, la foire       « Mantoudj B’ladi » s’installe au Palais des Expositions (EMEC) de M’dina J’dida, à Oran, avec une ambition claire : transformer la visibilité des produits locaux en retombées économiques concrètes pour la Wilaya. Dans un contexte où Oran consolide son rôle de pôle productif et commercial de l’Ouest, cet événement s’annonce comme un accélérateur pour les entreprises, les artisans et les circuits courts de la région.

Un coup de projecteur sur le tissu productif Oranais

Oran dispose d’un tissu économique diversifié, allant de l’industrie (Pharmacie, Matériaux de Construction, Agroalimentaire) à l’Artisanat, en passant par des services de plus en plus structurés. « Mantoudj B’ladi 2026 » offre à ces acteurs une plateforme de vente directe, mais aussi de mise en relation avec des distributeurs, des grossistes et des partenaires institutionnels.

Pour les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et les Micro‑Entreprises, la foire constitue une opportunité de tester de nouveaux produits, d’ajuster leurs prix et de recueillir des retours terrains précieux, sans supporter les coûts d’une campagne marketing lourde. Les artisans, souvent moins visibles dans les circuits classiques, y trouvent une vitrine nationale potentielle, notamment grâce à la couverture médiatique et à la présence attendue de visiteurs venus d’autres wilayas.

Retombées directes : emplois, chiffre d’affaires et dynamisme commercial

L’organisation d’un tel événement génère des retombées économiques immédiates pour la ville :

• Emplois temporaires : montage/démontage des stands, logistique, sécurité, hôtesses d’accueil, restauration, nettoyage.

• Activité pour les prestataires locaux : imprimeries, transporteurs, traiteurs, sociétés de communication et d’événementiel.

• Augmentation du chiffre d’affaires pour les exposants, mais aussi pour les commerces, cafés, restaurants et hôtels situés à proximité de l’EMEC et dans le centre d’Oran.

Dans une Wilaya où la question de l’emploi des jeunes reste centrale, ces effets, même ponctuels, contribuent à injecter du revenu dans l’économie locale et à valoriser des compétences souvent informelles (montage, vente, animation commerciale).

Un outil de structuration des filières locales

Au‑delà de la semaine d’exposition, la foire peut jouer un rôle de catalyseur pour les filières locales :

• Agroalimentaire et produits du terroir : la mise en avant des produits locaux (lait, jus, conserves, pâtisserie, épices, etc.) renforce la légitimité des marques régionales et peut déboucher sur des contrats de distribution plus larges.

• Artisanat et textile : la rencontre entre artisans et acheteurs professionnels (boutiques, chaînes de distribution, grossistes) favorise le passage d’une logique de vente de proximité à une logique de réseau régional, voire national.

• Industrie légère et sous‑traitance : les exposants industriels peuvent y présenter leurs capacités de production et signer des partenariats avec des donneurs d’ordres ou des assembleurs.

Ces dynamiques s’inscrivent dans la politique plus large de promotion du

« Made in Algeria » et de substitution aux importations, déjà illustrée par des salons comme le SNEPAL (Produits Algériens Exportés) tenu à Oran en janvier 2026.

Attractivité territoriale et image de marque d’Oran

Les grands rendez‑vous économiques participent aussi à la construction de l’image d’Oran comme métropole attractive de l’Ouest. « Mantoudj B’ladi 2026 » renforce cette narration en montrant :

• une capacité d’accueil et d’organisation d’événements d’envergure ;

• un tissu entrepreneurial actif et diversifié ;

• un environnement favorable à l’investissement, notamment grâce à une gestion du foncier et des procédures d’investissement de plus en plus fluides.

À moyen terme, une telle exposition peut encourager de nouveaux investisseurs à s’implanter dans la Wilaya, confortant ainsi le cercle vertueux : plus d’entreprises → plus d’emplois → plus de consommation → plus d’attractivité.

Défis à surveiller : pérennité et inclusion

Pour que l’impact économique dépasse le cadre de la semaine d’exposition, plusieurs enjeux méritent d’être suivis :

• Passer du ponctuel au structurant : comment transformer les contacts pris pendant la foire en contrats durables et en réseaux de distribution stables ?

• Inclusion des petits producteurs : veiller à ce que les micro‑entrepreneurs et les jeunes startups puissent accéder à des stands à coût maîtrisé et bénéficier d’un accompagnement (logistique, communication, mise en relation).

• Évaluation des retombées : mettre en place des indicateurs simples (nombre d’exposants, chiffre d’affaires estimé, emplois créés, contrats signés) pour mesurer l’efficacité économique de l’événement et l’améliorer d’une édition à l’autre.

Par : Mohammed CHOUAKI

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