
Par : Mohammed CHOUAKI
Le théâtre et le cinéma Algériens perdent l’une de leurs grandes figures : Sid-Ahmed Agoumi, de son vrai nom Sid Ahmed Meziane, s’est éteint ce dimanche 20 septembre 2026, à quelques jours de son 86e anniversaire, qu’il aurait célébré le 5 octobre prochain.
Derrière l’hommage public à l’artiste, il y a aussi la douleur intime de ceux qui perdent un ami.
Il est des nouvelles devant lesquelles les mots paraissent soudain bien fragiles. Ce matin, mon ami Sid-Ahmed Agoumi a rejoint Dieu le Tout-Puissant. Écrire son nom au passé est une épreuve. Comment trouver la juste distance lorsque celui auquel on rend hommage n’est pas seulement une figure admirée, mais un être auquel on était lié par l’amitié ?
Aujourd’hui, la peine précède les phrases. Elle ne cherche ni les grands effets ni les formules définitives. Elle voudrait simplement dire l’essentiel : un ami nous quitte, un artiste nous laisse son œuvre, et rien ne peut tout à fait combler l’absence de l’homme.
Une vie consacrée à la scène et à l’écran
Né le 5 octobre 1940 à Bologhine, Sid-Ahmed Agoumi avait commencé son parcours artistique dans les années 1960, avant de participer à plus d’une cinquantaine d’œuvres au théâtre, à la télévision et au cinéma, selon El Khabar. L’Algérie Presse Service salue une carrière de soixante ans au service de la scène et du grand écran .
Parmi les repères de ce parcours figurent sa participation à « Z » de Costa-Gavras, sorti en 1969, et, bien plus tard, son interprétation du Ministre Kandil dans la série « Achour El Acher », deux œuvres rappelées par El Khabar. Entre ces rendez-vous avec le public se dessine une présence qui traverse les époques et les générations.
Une filmographie raconte des rôles, des dates et des rencontres artistiques. Elle ne dit pourtant jamais tout de ce qui demeure chez le spectateur : une intonation, un regard, une manière d’habiter le silence. C’est aussi dans cette mémoire sensible que se prolonge la vie d’un comédien.
Derrière l’artiste, l’ami
Pour le public, son nom appartient à l’histoire des arts Algériens. Pour moi, il demeure également celui d’un ami. Ces deux vérités se rejoignent aujourd’hui dans le même chagrin, sans se confondre : on peut mesurer la place d’un artiste, mais l’absence d’un ami échappe à toute mesure.
Je ne veux pas que l’émotion transforme cet adieu en une succession de superlatifs. Le respect que je lui porte appelle des mots simples. Merci, Sid-Ahmed, pour ce que tu as donné à ton art. Merci pour cette part de ta vie offerte aux autres, et pour l’amitié dont je garderai le souvenir.
Que Dieu t’accueille dans Sa miséricorde
À sa famille, à ses proches et à tous ceux que sa disparition éprouve, j’adresse mes condoléances les plus sincères. Dans ces heures de séparation, puisse l’affection qui entoure sa mémoire apporter un peu de réconfort à ceux qui l’aiment.
Que Dieu le Tout-Puissant lui accorde Son infinie miséricorde et l’accueille dans Son vaste paradis. Qu’Il donne aux siens la force et la patience de traverser cette épreuve.
Repose en paix, mon ami. Ton départ nous laisse dans la peine, mais ton nom et ton œuvre ne nous quittent pas.
À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons. إنا لله وإنا إليه راجعون
Par : Mohammed CHOUAKI – Lille
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