
Par : Mohammed CHOUAKI
Pedro Sánchez, Président du Gouvernement Espagnol, a publié un message ferme sur les réseaux sociaux appelant l’Union Européenne à mettre fin à son accord de partenariat avec Israël. Cette déclaration, datée des derniers jours, s’inscrit dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient et de critiques répétées envers les actions du Gouvernement Israélien.
Contexte de la déclaration
Sánchez a annoncé que l’Espagne présenterait mardi prochain une proposition formelle à l’UE pour résilier l’accord d’association signé en 2000, arguant qu’« aucun Gouvernement qui viole le droit international ne peut être un partenaire ». Il distingue explicitement le Peuple Israélien, affirmant : « Nous n’avons rien contre le Peuple d’Israël, bien au contraire », tout en dénonçant les violations des principes Européens.
Cette prise de position survient après des appels antérieurs, notamment pour donner suite à des frappes Israéliennes au Liban, et fait écho à des demandes similaires de l’Irlande depuis 2024.
Pedro Sánchez s’exprime lors d’un événement public, illustrant son engagement diplomatique offensif sur la scène Européenne.
Réactions et enjeux Européens
Le Premier Ministre Israélien Benjamin Netanyahu a accusé l’Espagne de mener une « guerre diplomatique » contre Israël, tandis que Sánchez porte le débat aux institutions de l’UE. Plus de 60 organisations humanitaires soutiennent cette initiative, réclamant aussi l’interdiction des échanges avec les colonies et l’arrêt des armes vers Israël.
L’appel manque pour l’instant de soutien large au sein de l’UE, mais renforce le profil progressiste de Sánchez en vue d’élections locales en Andalousie.
Implications géopolitiques
Cet accord UE-Israël régit les échanges commerciaux et la coopération politique ; sa suspension marquerait une rupture symbolique et économique majeure. L’Espagne, avec l’Irlande, pionnière dans ces critiques, vise à aligner l’Europe sur le respect du droit international face aux conflits à Gaza et au Liban.
L’Union Européenne n’a pas adopté la proposition de Pedro Sánchez de rompre l’accord d’association avec Israël, faute d’unanimité requise entre les 27 États membres. L’Allemagne a explicitement refusé la suspension, bloquant ainsi toute décision contraignante lors du débat du mardi 20 avril.
Soutiens et oppositions
Des pays comme la Belgique, la Slovénie, la Finlande, la France, l’Irlande, le Luxembourg, le Portugal et la Suède ont soutenu des initiatives similaires par le passé. En revanche, la Bulgarie, la Croatie, Chypre, l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, l’Italie et la Lituanie s’y sont opposés, soulignant les enjeux économiques d’un accord valant plus de 45 milliards d’Euros annuels.
L’Espagne, l’Irlande et la Slovénie avaient adressé une lettre à la Commission Européenne pour un réexamen lors de la réunion des Ministres des Affaires Etrangères, mais sans consensus.
Perspectives futures
Un réexamen préalable a relevé des « indices » de non-respect par Israël des obligations en droits humains, sans toutefois mener à une rupture. La proposition de Sanchez manque globalement de soutien majoritaire, rendant improbable une suspension à court terme.
Par : Mohammed CHOUAKI – Lille
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