
Par : Mohammed CHOUAKI
Le Ministre de la Communication, Zoheïr Bouâmama, a réaffirmé le rôle stratégique des médias dans la promotion d’une culture de la rationalisation de la consommation énergétique. À l’ouverture d’une journée de sensibilisation et de formation destinée aux journalistes, il a appelé la presse à accompagner les politiques publiques en matière d’efficacité énergétique, érigeant cette mission en enjeu de souveraineté et de préservation des ressources nationales.
Une campagne nationale à l’épreuve de l’été
La déclaration du Ministre intervient dans le cadre d’une campagne nationale de rationalisation de la consommation énergétique, particulièrement cruciale en période estivale.
Face à une demande d’électricité en constante progression, notamment durant les vagues de chaleur, les pouvoirs publics cherchent à limiter le gaspillage et à sécuriser l’approvisionnement.
L’objectif affiché n’est pas de réduire le confort des citoyens, mais d’encourager des comportements responsables permettant de préserver les ressources naturelles et de renforcer la sécurité énergétique du Pays.
Les médias, relais essentiels d’une politique publique
Dans son allocution à Alger, Zoheïr Bouâmama a insisté sur plusieurs points clés :
• Rôle de premier ordre des médias : selon le Ministre, les médias « s’acquittent d’un rôle majeur dans la promotion des principes de l’efficacité énergétique et leur transformation en valeurs sociétales durables ».
• Accompagnement des politiques de développement : le système médiatique est appelé à accompagner les politiques de développement du Pays, au titre des « missions du service public » qui lui incombent.
• Nécessité de la spécialisation : la couverture de ce type de dossiers est devenue « une nécessité incontournable », exigeant des journalistes une maîtrise des terminologies techniques et des concepts scientifiques.
Pour le Ministre, la contribution des journalistes au succès de la campagne nationale revêt une « grande importance », en raison du rôle du système médiatique dans l’ancrage de nouveaux comportements de consommation.
Formation et sensibilisation : outiller les journalistes
La journée de sensibilisation et de formation organisée par le Ministère de la Communication, en collaboration avec le Ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables, vise à :
• Améliorer la qualité de l’information : permettre aux journalistes de mieux comprendre les enjeux techniques et scientifiques liés à la consommation énergétique.
• Renforcer l’efficacité de la communication publique : contribuer à une opération de communication visant le changement des comportements de consommation et la lutte contre le gaspillage.
• Ancrer une culture de l’efficacité énergétique : inscrire durablement la maîtrise de la consommation énergétique dans les habitudes des citoyens, au-delà de la seule période estivale.
Un enjeu de souveraineté et de développement
Au-delà de la dimension communicationnelle, Zoheïr Bouâmama a souligné la dimension stratégique de la question énergétique :
• Lien avec le développement national : la consommation d’énergie est directement liée au développement, à la sécurité énergétique et à la préservation des droits des générations futures en ressources nationales.
• Efforts de l’État : le Ministre a rappelé les « efforts consentis par l’État et les grands moyens mobilisés pour répondre aux besoins énergétiques du Pays », appelant à adopter « les bonnes pratiques ancrant la consommation rationnelle de l’énergie ».
• Conciliation des droits et des devoirs : il s’agit de concilier le droit des citoyens à bénéficier d’un service public de qualité et la préservation durable des ressources.
Vers une mobilisation élargie des acteurs
La stratégie de rationalisation énergétique ne repose pas uniquement sur les médias.
D’autres acteurs sont mobilisés :
• Associations et société civile : les associations de protection des consommateurs et les organisations de la société civile sont appelées à relayer les messages de sensibilisation.
• Secteur religieux : les Mosquées participent également à cet effort, grâce à la collaboration avec les Imams et le Haut Conseil Islamique.
• Monde universitaire et économique : les universités, les opérateurs économiques ainsi que les secteurs public et privé sont impliqués dans cette démarche.
Un prix récompensant le « meilleur lieu de culte économe en énergie » a même été institué pour encourager les bonnes pratiques.
À travers cette mobilisation des médias et de l’ensemble des acteurs sociaux, l’Algérie entend transformer la rationalisation énergétique en un véritable projet de société. Pour Zoheïr Bouâmama, il ne s’agit pas seulement d’une question technique ou économique, mais d’un enjeu de souveraineté Nationale, où chaque citoyen, chaque média et chaque institution ont un rôle à jouer.
Par : Mohammed CHOUAKI – Lille
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