
Par : Mohammed CHOUAKI
Cap Draa – Maroc, 15 mai 2026 – Les investigations conjointes Américano‑Marocaines autour de la disparition de deux militaires Américains lors de l’exercice « African Lion 2026 » ont abouti au triste dénouement : les corps des deux soldats ont été repêchés dans l’océan Atlantique, près de la falaise de Cap Draa, dans la région de Tan‑Tan. Cette affaire, marquée par des jours d’incertitude et de recherche intense, vient confirmer la thèse d’un accident tragique au moment de la fin des opérations d’entraînement.
Une disparition brutale à la tombée de la nuit
Les faits remontent au 2 mai 2026, vers 21 heures, alors que les deux militaires Américains se trouvaient dans une zone de randonnée côtière attenante à la falaise de Cap Draa, après la clôture de la journée de l’exercice « African Lion ». Situé à la frontière entre l’Atlantique et le Sahara, ce site spectaculaire est connu pour ses parois rocheuses abruptes et un ressac parfois violent.
Selon les premières déclarations transmises par le Commandement Américain pour l’Afrique (Africom), les deux soldats se seraient trouvés trop près du bord de la falaise lorsqu’ils ont perdu pied. Une vague plus forte que les autres aurait pu les entraîner vers l’eau, dans une zone où la configuration des rochers rend la nage particulièrement périlleuse.
Les témoignages recueillis sur place indiquent qu’un des deux, connaissant le fait que son camarade ne savait pas nager, aurait tenté de le secourir en sautant à son tour. Ce geste héroïque aurait tourné à la catastrophe lorsque les deux hommes ont été emportés par la mer. Un groupe de militaires présents à proximité aurait tenté de former une chaîne humaine avec leurs ceintures pour les saisir, mais la force du courant les aurait contraints à reculer, avant de lancer l’alerte.
Pistes d’investigation et écart d’une piste criminelle
Dans les heures qui ont suivi la disparition, les Forces armées Royales Marocaines, la Protection civile et la police ont lancé une opération de recherche à grande échelle, combinant recherches terrestres, maritimes et aériennes. Les autorités Marocaines ont rapidement écarté la piste terroriste ou criminelle, en insistant sur la nature accidentalité des faits.
Une enquête conjointe entre les unités Américaines et Marocaines a été mise en place pour reconstituer avec précision les circonstances exactes de la chute, les conditions météorologiques et maritimes du moment, ainsi que l’organisation des temps de loisir autour de la zone d’entraînement. Les autorités affirment que les jeunes militaires ont participé à l’exercice dans le cadre de formations destinées à renforcer la coopération entre les armées Américaines et Africaines, mais que la zone de Cap Draa n’était pas officiellement classée comme site d’entraînement opérationnel.
Découverte des corps : une semaine d’angoisse
Après plusieurs jours de recherches, le 9 mai 2026, le corps du lieutenant Kendrick Lamont Key Jr., officier de l’armée Américaine, a été retrouvé en mer, à quelques kilomètres de Cap Draa. Les opérations ont ensuite été poursuivies sans relâche, avec l’espoir de retrouver le second militaire dans les mêmes eaux.
Le 12 mai, le corps de la militaire des rangs Mariyah Symone Collington, âgée de 19 ans, a été localisé dans une grotte côtière située à environ 500 mètres du point où les deux soldats auraient chuté. Les secours Marocains l’ont repêché vers 18h07, après l’avoir repéré vers 16h40. Les dépouilles ont été transférées à la morgue de l’hôpital militaire Moulay El Hassan à Guelmim, avant la cérémonie de levée des corps à l’aéroport militaire de Guelmim et leur rapatriement vers les États‑Unis.
Une tragédie derrière la mécanique des opérations
Au-delà de la dimension humaine du drame, cette affaire met en lumière les risques liés à la proximité des zones de loisirs et des sites d’entraînement militaires, surtout dans des environnements naturels aussi exposés que la côte atlantique Marocaine. Les autorités Américaines et Marocaines ont annoncé vouloir tirer des enseignements de l’incident pour renforcer les consignes de sécurité autour des zones sensibles et mieux encadrer les temps d’occupation non‑opérationnelle des personnels.
Pour leurs familles, leurs camarades et leurs pays respectifs, la disparition de Kendrick Lamont Key Jr. et de Mariyah Symone Collington restera un symbole poignant de sacrifice, mais aussi un rappel de la fragilité des vies humaines, même dans le cadre d’exercices visant à renforcer la coopération internationale.
Par : Mohammed CHOUAKI – Lille
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