
Le Président Abdelmadjid TEBBOUNE
Lille, le 13 Septembre 2026
Six ans après son accession à la magistrature suprême et deux ans après sa large réélection, le Président Abdelmadjid TEBBOUNE a construit, mandat après mandat, un bilan intérieur et diplomatique que je souhaite mettre en perspective en tant que Directeur de Publication de Lakoom.fr.
Au regard de ce parcours, je formule, au nom de nombreux lecteurs, un appel : que le Chef de l’État envisage, le moment venu et dans le respect du cadre constitutionnel, de briguer un Troisième Mandat à la tête du Pays.
Une refondation institutionnelle engagée dans l’urgence
Depuis votre accession à la magistrature suprême, en décembre 2019, dans le sillage du mouvement populaire du Hirak et à l’issue d’une élection organisée pour sortir le pays de plusieurs mois d’incertitude institutionnelle, l’Algérie a connu une refondation méthodique de ses institutions : dissolution de l’ancien Parlement, organisation d’élections Législatives anticipées, révision de la Constitution par référendum en novembre 2020, et une attention accrue portée à la place de la jeunesse dans la vie publique. Le territoire national a lui-même été réorganisé, passant de 48 à 58 Wilayas dès décembre 2019, puis à 69 Wilayas en vertu de la loi du 4 avril 2026, rapprochant un peu plus l’administration des citoyens.
Un redressement économique porté par la diversification
Sur le plan économique, vous avez engagé la sortie progressive de la dépendance aux hydrocarbures : un taux de croissance annoncé à 4,2 %, des exportations hors hydrocarbures approchant les 7 Milliards de Dollars, la création d’écoles dédiées à l’intelligence artificielle, l’encouragement de l’auto-entrepreneuriat et la relance du secteur ferroviaire figurent parmi les résultats mis en avant par votre Gouvernement.
Le pouvoir d’achat des catégories les plus vulnérables a constitué une priorité constante, illustrée par l’instauration, dès mars 2022 et pour la première fois dans l’histoire du pays, d’une Allocation Chômage de 13 000 Dinars par mois au bénéfice des primo-demandeurs d’emploi, financée par une enveloppe budgétaire dépassant les 80 Milliards de Dinars dès sa première année de mise en œuvre.
Gara Djebilet, la réalisation minière et ferroviaire du siècle
Dans le Grand Sud-Ouest, vous avez mené à son terme un chantier que plusieurs générations de dirigeants avaient laissé en sommeil : la mise en exploitation du gisement de fer de Gara Djebilet, près de Tindouf, l’un des plus vastes du Monde avec des réserves estimées à 3,5 Milliards de Tonnes. Le 1er février 2026, à Béchar, vous avez inauguré la ligne ferroviaire minière Gara Djebilet-Tindouf-Béchar, près de 1 000 kilomètres de voie posée en un temps record à travers le désert, fruit d’un partenariat entre entreprises Algériennes et le groupe Chinois China Railway Construction Corporation, saluant « l’un des plus grands projets stratégiques de l’histoire de l’Algérie indépendante ». Le minerai extrait à Gara Djebilet rejoint désormais, via Béchar, les installations sidérurgiques d’Oran, notamment le complexe du groupe Turc Tosyali à Bethioua, avec une production qui a déjà atteint 500 000 Tonnes dès le mois de janvier et des objectifs Officiels fixés à 12 Millions de tonnes annuelles à l’horizon 2030, puis 40 à 50 Millions de tonnes à plus long terme. C’est tout le Sud-Ouest Saharien, longtemps délaissé, que ce corridor ferroviaire vient désenclaver et arrimer au développement industriel national.
Le Gazoduc Transsaharien, une vision Continentale
Sur la scène Africaine, votre diplomatie a redonné vie au projet du Gazoduc Transsaharien reliant le Nigeria, le Niger et l’Algérie : une feuille de route a été relancée en février 2022, avant la signature, en juillet de la même année, d’un mémorandum d’entente tripartite destiné à sécuriser l’approvisionnement énergétique du continent et, au-delà, de l’Europe.
Niger, Mali, Tchad : le retour de l’Algérie au cœur du Sahel
Sur le Flanc Sud, votre diplomatie a su transformer plusieurs mois de brouille en un réseau d’alliances retrouvées avec les pays du champ Sahélien. Avec le Niger, dont les relations s’étaient tendues après le coup d’État de juillet 2023, une normalisation rapide a été scellée à l’occasion de la visite Officielle du Président Abdourahamane Tiani à Alger, les 15 et 16 février 2026 : retour simultané des Ambassadeurs, relance de la coopération sécuritaire le long de la frontière commune et coordination renforcée contre le terrorisme et les trafics transfrontaliers.
Avec le Mali, en crise ouverte depuis la rupture des relations diplomatiques d’avril 2025, la détente s’est progressivement installée au cours de l’été 2026, marquée par la réouverture de l’espace aérien Algérien aux appareils Maliens, le retour de l’Ambassadeur d’Algérie à Bamako et la visite Officielle à Alger, le 24 août 2026, du Premier Ministre Malien de transition Abdoulaye Maïga.
Avec le Tchad, la relation a franchi un nouveau palier lors de la visite d’État du Président Mahamat Idriss Déby Itno à Alger, du 22 au 24 avril 2026, sanctionnée par la signature de vingt-huit accords et mémorandums d’entente et la volonté commune, selon les mots du Chef de l’État Tchadien lui-même, de « passer d’une amitié traditionnelle à un partenariat stratégique ». Ce réancrage régional a permis, dans la foulée, de redonner un nouveau souffle au projet de Gazoduc Transsaharien associant précisément l’Algérie, le Niger et le Nigeria, dont le tracé traverse ces mêmes pays du champ Sahélien
.Un siège au Conseil de sécurité au service du Sahara occidental et de la Palestine
Ce rôle retrouvé sur la scène multilatérale s’est prolongé par un siège de membre non permanent au Conseil de Sécurité des Nations Unies pour la période 2024-2025, utilisé pour porter les dossiers du Sahara Occidental et de la Palestine, érigés, selon vos propres mots devant le Parlement, en « piliers » de la politique étrangère Algérienne. Vous y avez réaffirmé le soutien indéfectible de l’Algérie au peuple Sahraoui, rappelant qu’il s’agit d’une question de décolonisation inscrite auprès de la commission compétente des Nations Unies, et non d’une hostilité envers le peuple Marocain.
L’Europe, un partenaire énergétique fiable en pleine crise
Vis-à-vis de l’Europe, votre Gouvernement a fait de l’Algérie un fournisseur de premier plan au moment où le continent cherchait à réduire sa dépendance au Gaz Russe. Reçu à Alger en avril puis en juillet 2022, le Président du Conseil Italien Mario Draghi a scellé avec vous, à travers les groupes Sonatrach et Eni, une augmentation substantielle des volumes de gaz livrés à l’Italie par le Gazoduc Transmed, faisant de l’Algérie le premier fournisseur gazier de la péninsule.
Washington, un dialogue stratégique consolidé
Avec les États-Unis, la coopération s’est densifiée autour d’un dialogue militaire conjoint régulier : un mémorandum d’entente entre les deux Ministères de la Défense a été signé en janvier 2025 à l’occasion d’une visite du Général Michael Langley, Commandant du Commandement Américain pour l’Afrique (Africom). En avril 2026, une délégation Américaine de Haut niveau conduite par le Secrétaire d’État adjoint Christopher Landau et le Général Dagvin Anderson a été reçue par vous à Alger, confirmant la volonté de Washington de densifier ses liens avec l’Algérie sur les plans commercial, sécuritaire et diplomatique, y compris sur le dossier du Sahara Occidental.
La Palestine, une cause de tous les instants
En octobre 2022, sous votre Présidence, quatorze factions Palestiniennes, dont le Fatah et le Hamas, ont signé au Palais des Nations, à Alger, la « Déclaration d’Alger » mettant fin à plus de Quinze années de division interne Palestinienne — une médiation saluée comme « une journée mémorable » dans l’attente, selon vos mots, de « la concrétisation effective de l’édification de l’État Palestinien indépendant avec Al Qods pour capitale ».
Le Sahara Occidental, une cause historique jamais démentie
Sur le dossier du Sahara Occidental, votre pays n’a jamais dévié d’une ligne fixée de longue date. L’Algérie fut, dès le 6 mars 1976, le troisième État au Monde à reconnaître la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD), proclamée par le Front Polisario, et elle accueille depuis lors, dans la région de Tindouf, Cinq camps où vivent environ 173 600 réfugiés Sahraouis selon les estimations du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, dépendant pour l’essentiel de l’aide humanitaire internationale pour leur survie. Cette constance ne s’est pas démentie face à l’évolution du cadre Onusien : lorsque le Conseil de Sécurité a adopté, le 31 octobre 2025, la résolution 2797 prolongeant le mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental (MINURSO) et présentant le plan d’autonomie Marocain comme une base « sérieuse et crédible » de négociation, l’Algérie, alors membre non permanent du Conseil, a choisi de ne pas prendre part au vote et votre diplomatie en a exprimé le désaccord. Devant les deux chambres du Parlement, le 31 décembre 2025, vous avez réaffirmé que « lorsque les peuples exigent l’indépendance, ils doivent être respectés », plaçant l’Autodétermination du peuple Sahraoui, comme la cause Palestinienne, au rang des priorités intangibles de la diplomatie Algérienne.
Face aux Émirats Arabes Unis, la fermeté a prévalu sur le compromis
Vous avez, de longue date, dénoncé le rôle que jouent selon vous les Émirats Arabes Unis dans la déstabilisation de plusieurs pays de la région, citant nommément le Mali, la Libye et le Soudan, et déclarant à leur sujet que « là où ils mettent le pied, le sang coule ». Cette fermeté a trouvé son aboutissement le 10 septembre 2026, lorsque l’Algérie a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec Abou Dhabi, évoquant une « multiplication des agissements provocateurs ou hostiles » et affirmant avoir « épuisé tous les moyens susceptibles de préserver les relations bilatérales ».
L’Ambassadeur Émirati a été convoqué et un délai de quarante-huit heures lui a été accordé pour se conformer à cette décision, tandis que l’espace aérien Algérien a été fermé aux appareils militaires et civils Émiratis. Cette décision intervient dans un contexte de divergences plus larges, l’Algérie s’opposant à la normalisation des relations avec Israël engagée par les Émirats dans le cadre des accords d’Abraham, et soutenant le Front Polisario face au soutien Émirati à la souveraineté Marocaine sur le Sahara Occidental.
Un mandat renouvelé avec une large adhésion populaire
Ce parcours a reçu, en septembre 2024, la validation des urnes : vous avez été réélu à la tête de l’État avec 84,30 % des suffrages exprimés, loin devant les autres candidats en lice.
Mon appel
C’est au regard de ce bilan — institutionnel, économique, social et diplomatique — que je vous adresse, en tant que Directeur de Publication de Lakoom.fr et me faisant l’écho de nombreux lecteurs attachés à la stabilité et au rayonnement de leur pays, cet appel : que vous envisagiez, le moment venu et dans le strict respect du cadre constitutionnel, de briguer un Troisième Mandat à la tête de l’État, afin que l’œuvre engagée depuis 2019 puisse se poursuivre et se consolider, au service de l’Algérie et de son peuple.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma plus haute considération et de mon attachement au service de la nation.
Mohammed CHOUAKI
Directeur de publication, Lakoom.fr
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