
Par : Mohammed CHOUAKI
L’Autorité Nationale Indépendante des Elections (ANIE) a dévoilé le bilan détaillé de l’examen des dossiers de candidature aux élections législatives du 2 juillet, avec le rejet de 1 762 candidats sur l’ensemble des circonscriptions électorales.
Les principaux motifs de rejet
Le Président par intérim de l’ANIE, Karim Khelfane, a présenté les motifs officiels de ces rejets lors d’une conférence de presse à Alger.
Les motifs de rejet se répartissent ainsi :
• Liens avec des milieux d’affaires et activités suspectes : 1 762 candidats
• Peines privatives de liberté sans réhabilitation : 1 141 candidats
• Conditions légales de candidature non remplises : 571 candidats
• Nomadisme politique : 72 candidats
• Non-inscription dans la circonscription : 62 candidats
• Fais susceptibles d’influencer le libre choix des électeurs : 60 candidats
• Situation vis-à-vis de l’administration fiscale : 30 candidats
• Absence de documents légaux requis : 18 candidats
• Inéligibilité (article 199) : 18 candidats
• Non-respect de l’âge minimum (25 ans) : 14 candidats
• Situation vis-à-vis du service national : 10 candidats
Rejet des listes électorales
L’ANIE a également rejeté 61 listes de candidats, totalisant 842 personnes, pour des motifs principalement liés au non-respect des exigences légales :
• 16 listes : non-respect de la condition de parrainage par les signatures des électeurs
• 18 listes : non-dépôt de nouvelles candidatures
• 14 listes : non-respect de la réservation de moitié des candidatures aux jeunes
• 10 listes : non-respect du nombre de candidats requis
• 2 listes : non-respect de la représentation féminine
• 1 liste : non-respect de la représentation universitaire
Contexte électoral
Au total, 854 dossiers de déclaration collective de candidature ont été traités, avec 793 listes acceptées représentant 9 864 candidats. L’ensemble des listes validées totalise 739 listes avec 9 422 candidats.
Karim Khelfane a souligné que nombreux refus résultent du non-respect des conditions légales et réglementaires requises pour la constitution des listes, ainsi que d’insuffisances dans la préparation des dossiers. Certains candidats étaient également redevables d’arriérés fiscaux ou n’avaient pas fourni les documents attestant de leur situation vis-à-vis du service national.
Ces rejets s’inscrivent dans le cadre de l’application de l’article 200 de la loi électorale, dispositif qui a fait l’objet de critiques de la part de Partis d’opposition dénonçant une exclusion massive.
Par : Mohammed CHOUAKI – Lille
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