Algérie : Une économie forte et une armée forte, piliers indissociables de l’indépendance

Par : Mohammed CHOUAKI

Dans un discours récent qui résonne comme un appel à la mobilisation nationale, le Président Abdelmadjid TEBBOUNE a martelé une vérité fondamentale pour l’Algérie : « L’État qui veut préserver son indépendance et l’indépendance de ses positions doit s’appuyer sur une économie forte et une armée forte. » Ces mots, prononcés dans un contexte géopolitique tendu au Sahel et en Méditerranée, ne sont pas une simple formule rhétorique. Ils traduisent une vision stratégique claire : l’indépendance souveraine de l’Algérie ne saurait être un acquis historique, mais un combat quotidien qui repose sur deux piliers complémentaires et inséparables

la défense et l’économie.

Rappelons le contexte. L’Algérie, héritière d’une guerre de Libération Nationale qui a forgé son identité, fait face à des défis multiples. Au sud, l’instabilité au Mali et au Sahel menace ses frontières poreuses ; à l’ouest, les tensions avec le Maroc autour du Sahara Occidental persistent ; en mer, les différends avec l’Espagne sur les ressources énergétiques et migratoires s’intensifient.

Dans ce kaléidoscope de risques, une armée forte reste le rempart ultime. Avec un budget de la défense en hausse – estimé à plus de 10 Milliards de Dollars en 2026 – Alger modernise ses capacités : acquisition de Su-57 Russes, Drones Turcs Bayraktar et Frégates Chinoises. Mais TEBBOUNE le sait : des canons sans pain ne font pas une nation invincible.

C’est ici que l’économie entre en jeu, comme le carburant indispensable à la machine militaire et civile.

L’Algérie, trop dépendante des hydrocarbures (95% des exportations), paie le prix de la volatilité des prix du pétrole et du gaz. La déclaration Présidentielle appelle à une diversification urgente : investissements massifs dans les renouvelables (le gigantesque projet solaire de Tindouf vise 22 GW d’ici 2030), l’industrie lourde (phosphates, sidérurgie) et l’agriculture pour assurer la sécurité alimentaire. Renforcer l’économie, c’est non seulement financer l’armée – via des recettes fiscales stables – mais aussi créer des emplois pour une jeunesse qui aspire à plus que des subventions. Sans croissance inclusive, les tensions sociales pourraient miner la cohésion nationale, rendant vaines les parades militaires.

Cette symbiose défense-économie n’est pas une invention tebbounienne ; elle s’inspire des modèles réussis comme la Chine ou la Turquie, où l’industrie de défense dope l’économie (ventes d’armes à l’export pour Ankara). En Algérie, des initiatives concrètes émergent déjà : partenariats avec des géants comme Sonatrach et des firmes étrangères pour l’exploration gazière, ou la relance des usines d’armement national. Mais le chemin reste semé d’embûches – bureaucratie, corruption et dépendance externe freinent le décollage.

Au final, la formule de TEBBOUNE est un manifeste pour l’autosuffisance. Elle invite chaque Algérien à se mobiliser : l’entrepreneur pour innover, le militaire pour veiller, le citoyen pour soutenir. Dans un monde où les puissances comme la Russie ou les États-Unis lient sans complexe armée et économie, l’Algérie ne peut se permettre le luxe de la dissociation. Préserver l’indépendance, ce n’est pas seulement hisser le drapeau ; c’est le doter d’une économie robuste et d’une défense impénétrable. Le Président l’a dit : Unis, ces deux fronts seront la garantie d’un avenir souverain.

Par : Mohammed CHOUAKI – Lille

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