Rencontre à Genève sur le Sahara Occidental et le droit à l’Autodétermination

Par : Mohammed CHOUAKI

Une nouvelle impulsion diplomatique pour la cause Sahraouie alors que le conflit de décolonisation dure depuis plus de 50 ans

Une rencontre organisée par le Groupe de Genève

Une rencontre importante s’est tenue ce mardi à Genève sur le Sahara Occidental et le droit à l’Autodétermination. Cet événement est organisé par le Groupe de Genève pour le soutien au Sahara Occidental, sous le thème « Sahara Occidental et droit à l’autodétermination ».

La conférence s’est déroulée en marge de la session du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, réunissant diplomates, experts du droit international, militants des droits humains et professeurs d’université.

Le statut juridique du territoire au cœur du débat

Les participants ont unanimement affirmé que le Sahara Occidental reste un territoire non Autonome en attente de Décolonisation, conformément à la Charte des Nations Unies. La conférence a mis l’accent sur deux aspects fondamentaux : le statut juridique du territoire comme territoire non Autonome en attente de Décolonisation, le droit inaliénable du peuple Sahraoui à l’Autodétermination et à l’Indépendance, le respect de la Charte des UN et des résolutions sur la Décolonisation comme voie de règlement, et l’organisation d’un référendum libre, équitable et supervisé par l’ONU comme mécanisme démocratique.

50 ans de mépris du droit International

L’événement rappelle le contexte historique du conflit. En septembre 2025, une conférence Internationale similaire à Genève avait célébré « 50 ans de mépris du droit International au Sahara Occidental ». Un demi-siècle après l’avis consultatif de la Cour Internationale de Justice de 1975, la communauté Internationale doit selon les organisateurs « redoubler d’efforts pour mettre fin au Colonialisme ».

La CIJ avait affirmé dans son avis consultatif que le Sahara Occidental n’était pas un territoire sans maître et que le Peuple Sahraoui possédait des droits à l’Autodétermination.

Résolutions Onusiennes et MINURSO

Les participants ont souligné la nécessité de mettre en œuvre la résolution 1514 de l’Assemblée Générale des Nations Unies (1960) sur l’octroi de l’Indépendance aux Peuples Coloniaux.

Le Conseil de Sécurité de l’ONU a récemment adopté la résolution 2797 (2025), prolongeant le mandat de la MINURSO jusqu’au 31 octobre 2026. L’ancien envoyé de l’ONU au Sahara Occidental, Francesco Bastagli, a rappelé que « la question Sahraouie est une question de décolonisation qui doit être résolue par un référendum organisé et supervisé par l’ONU ».

Le silence International dénoncé

Le Groupe de soutien de Genève pour le Sahara Occidental (GSGSO) a réitéré sa préoccupation face aux « Violations systémiques par le Maroc des droits de l’Homme » dans les territoires occupés. Le groupe, par la voix de la Namibie, a souligné le droit inaliénable du Peuple Sahraoui et dénoncé le « silence » du Conseil des Droits de l’Homme.

L’Observatoire des ressources naturelles au Sahara Occidental a également abordé la question du pillage systématique des richesses Sahraouies par l’occupation Marocaine.

Positions des parties

Le Front Polisario, qui a proclamé en 1976 la République Arabe Sahraouie Démocratique, réclame l’organisation d’un référendum d’Autodétermination. Le Polisario a réaffirmé sa disponibilité à participer à toute négociation crédible, conditionnée par « le respect des décisions de la légalité internationale et la garantie de l’exercice du droit du Peuple Sahraoui à l’Autodétermination ».

Face à cette mobilisation Internationale, plusieurs observateurs notent que la cause Sahraouie se heurte à « l’Intransigeance du Maroc et à sa volonté d’imposer le fait accompli », notamment à travers son refus persistant de s’engager dans un processus série permettant au Peuple Sahraoui d’exercer son droit.

Composition du Groupe de Genève

Le « Groupe de Genève » réunit notamment l’Algérie, l’Afrique du Sud et la Namibie parmi ses Etats membres soutenant la cause Sahraouie. La Tanzanie a assuré la Présidence tournante du Groupe récemment.

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Perspective historique

Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par une intensification des efforts diplomatiques visant à sortir de l’impasse qui caractérise ce conflit de nature coloniale depuis plusieurs décennies. Les participants affirment que le mépris persistant du droit International et des résolutions de l’ONU constitue « une menace pour la paix et la stabilité régionales » et aggrave les souffrances du peuple Sahraoui.

La question du Sahara Occidental reste ainsi au centre des préoccupations du Conseil des Droits de l’homme, tandis que la communauté Internationale continue de débattre des modalités d’un référendum d’Autodétermination qui pourrait enfin permettre au peuple Sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’Indépendance.

Sources : Horizons.dz, Sahara Press Service (SPS), APS, Al24 News, BBC News Afrique, Le Courrier d’Algérie

Par : Mohammed CHOUAKI- Lille

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