
Par : Mohammed CHOUAKI
Le Maroc fait face à une controverse majeure suite à la diffusion de vidéos montrant la démolition de Mosquées et sites Religieux dans des villes comme Casablanca et Marrakech. Ces opérations, menées par des bulldozers, visent à libérer des terrains pour des projets immobiliers controversés, sans explications officielles du régime.
Raisons officielles et accusations populaires
Les autorités n’ont pas réagi publiquement, mais les démolitions s’inscrivent dans un plan plus large de rénovation urbaine et de préparation à des événements comme la Coupe du Monde 2030, impliquant la destruction de quartiers anciens sans relogement adéquat des habitants. Des voix critiques, dont des associations et militants, accusent le Makhzen de brader le patrimoine Islamique au profit d’intérêts économiques étrangers et de favoriser une “zionization” via la normalisation avec Israël, ravivée par des rituels Juifs sur des sites historiques.
Exemples concrets de destructions
À Casablanca, la Mosquée Bab Marrakech dans la médina historique a été rasée, provoquant l’indignation de centaines de milliers de Marocains sur les réseaux sociaux. Des cas similaires concernent le minaret d’une Mosquée à Derb Nazzala et une autre à Marrakech, perçus comme des atteintes à l’identité Nationale et Religieuse.
Réactions et tensions sociales
La grogne populaire s’amplifie avec des chaînes humaines formées par les habitants pour bloquer les bulldozers, réprimées par les forces de l’ordre, et des communiqués d’associations comme le Groupe d’action nationale pour la Palestine dénonçant une menace à la sécurité. Des observateurs notent un rejet persistant de la normalisation, creusant l’écart entre le pouvoir et la population, tandis que la Ligue Marocaine pour la Citoyenneté dénonce des violations massives.
Les habitants des quartiers touchés par les démolitions de Mosquées et sites Religieux au Maroc subissent des déplacements forcés sans relogement adéquat, aggravant leur précarité socio-économique.
Déplacements et précarité accrue
Dans des zones comme la médina de Casablanca (Mosquée Bab Marrakech) ou Derb Nazzala, les familles perdent leurs logements ancestraux au profit de projets immobiliers liés à la Coupe du Monde 2030, sans compensation ni alternatives viables, ce qui les expose à l’itinérance ou à des bidonvilles surpeuplés. Ces actions exacerbent la pauvreté, car ces quartiers populaires abritent majoritairement des travailleurs informels dépendants de leur proximité avec les centres urbains.
Réactions et répression
Les résidents forment des chaînes humaines pour protéger les sites, mais font face à une répression policière violente, renforçant un sentiment d’injustice et de perte identitaire. Associations locales et habitants dénoncent une “braderie du patrimoine” qui fracture les communautés, avec une grogne populaire amplifiée sur les réseaux sociaux.
Conséquences sociales profondes
Cette politique urbaine creuse les inégalités, prive les habitants de lieux de culte et de repères culturels, et alimente des tensions potentielles contre le régime, perçues comme une menace à la stabilité sociale. Des voix comme celles du Groupe d’action nationale pour la Palestine alertent sur des risques sécuritaires accrus dans ces zones vulnérables.
Par : Mohammed CHOUAKI – Lille

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