Moyen-Orient : Accord Trump rejeté, Damiette bombardée : l’entité israélienne joue son dernier coup pour enflammer la région

Par : Abdelkader Reguig

Alors que Mohammed ben Salman (MBS) le Prince Héritier et Premier Ministre de l’Arabie Saoudite vient de doucher les espoirs de la Maison-Blanche en rejetant catégoriquement l’accord nucléaire proposé par Donald Trump, un autre événement, survenu le 30 juillet 2026 à Port-Damiette, révèle une stratégie plus vaste : celle d’un embrasement orchestré par l’entité Israélienne, avec la bénédiction implicite de ses alliés Occidentaux.

Ryad pose ses conditions : pas de reconnaissance sans État Palestinien

Mohammed Ben Salman (MBS)  le Prince Héritier et Premier Ministre du Royaume Saoudien a été clair : il ne reconnaîtra pas Israël et ne rejoindra pas les accords d’Abraham sans un chemin crédible et indépendant vers  un État Palestinien fondé sur les frontières de 1967 et ayant Jérusalem-Est pour Capitale. Une déclaration qui sonne comme un camouflet pour l’administration Trump, laquelle espérait un rééquilibrage rapide du Moyen-Orient en faveur de son allié Israélien.

Ce refus n’est pas anodin. Il bloque net le projet d’alliance Anti-Iranienne que Washington et Tel-Aviv tentent de consolider depuis des années. Ryad, en posant la question Palestinienne au centre de toute normalisation, rappelle à la communauté internationale que la cause Arabe n’est pas une monnaie d’échange.

Damiette : un false flag au service de la stratégie Israélienne

C’est dans ce contexte que s’inscrit la frappe de drones contre des installations gazières Américaines dans le port Egyptien de Damiette. Officiellement, l’Iran est désigné comme coupable par Donald Trump, sans enquête préalable. Mais une analyse géopolitique sérieuse écarte cette hypothèse pour plusieurs raisons :

-L’Iran n’a aucun intérêt à ouvrir un front direct avec l’Égypte, une puissance régionale de plus de 110 Millions d’habitants, qui ne dispose d’ailleurs pas de bases militaires Américaines massives sur son sol, contrairement aux Monarchies du Golfe.

-Une agence de presse Iranienne a certes évoqué Damiette parmi des cibles potentielles, mais cela ne constitue en rien une preuve d’implication directe.

La seconde hypothèse, bien plus plausible, est celle d’une opération sous fausse bannière (false flag), visant à fournir un casus belli aux États-Unis pour entraîner l’Égypte, la Turquie, l’Arabie Saoudite, le Qatar et les Émirats Arabes Unis dans une guerre d’usure contre l’Iran. L’objectif ultime ? Épuiser militairement, économiquement et politiquement l’ensemble des grandes nations Arabes et Musulmanes de la région, afin que l’entité Israélienne puisse demeurer la seule puissance militaire dominante du Moyen-Orient.

Le refus Saoudien, un obstacle à la stratégie Israélienne

La position ferme de Ryad dérange profondément les stratèges de Tel-Aviv. En refusant de normaliser sans un règlement juste de la question Palestinienne, l’Arabie Saoudite prive Israël d’un alignement sunnite massif contre l’Iran. Dès lors, la frappe de Damiette apparaît comme une tentative désespérée de créer un conflit régional qui forcerait les pays Arabes à choisir leur camp, quitte à les diviser et à les affaiblir.

L’entité Israélienne, maître d’œuvre de l’escalade ?

Les faits sont troublants :

-La précipitation de Donald Trump à désigner l’Iran, avant toute enquête, fait écho à la doctrine Israélienne de diabolisation systématique de Téhéran.

-L’incapacité du système de défense aérienne Egyptien à intercepter un drone ayant traversé tout l’est du pays suggère soit une complicité technique, soit une exploitation des failles par un service de renseignement extérieur extrêmement performant – celui d’Israël.

-Les intérêts Israéliens dans la région sont clairs : maintenir un climat d’insécurité permanent pour justifier sa supériorité militaire et son exceptionnalisme stratégique.

Conclusion : les peuples Arabes ne doivent pas être sacrifiés

L’Égypte, l’Arabie Saoudite, la Turquie, le Qatar et les Émirats ne sont pas des pions sur l’échiquier de Tel-Aviv et de Washington. Le rejet Saoudien de l’accord Trump est un signal fort : les nations Arabes entendent désormais définir seules leur politique étrangère, sans céder aux chantages sécuritaires ou aux promesses d’alliances factices.

La frappe de Damiette, qu’elle soit attribuée à un acteur étatique ou à une opération clandestine, doit être comprise comme une tentative de faire dérailler ce nouvel équilibre régional. Les peuples du Moyen-Orient doivent exiger une transparence totale sur cet événement, refuser les manipulations et dénoncer les manœuvres qui visent à les jeter dans une guerre dont ils seraient les premières victimes.

Car la seule guerre qui profite à Israël est celle qui oppose les Arabes entre eux ou les entraîne dans un conflit avec l’Iran. L’heure est à la vigilance et à l’unité, non à l’engrenage meurtrier orchestré par des puissances impérialistes extérieures.

Contact: orarexe@gmail.com

Par : Abdelkader REGUIG

رئـــيـــس عمــادة المهندسـيــن الخبراء العــرب

السيد عبد القــادر رقــيــق

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