“Maroc : Mohammed VI affaibli, guerre des clans pour la couronne entre Moulay Hassan et Moulay Rachid”

Par : Mohammed CHOUAKI 

Santé du Roi

Mohammed VI souffre d’une affection auto-immune et d’une broncho-pneumopathie chronique, aggravées par des apparitions publiques montrant un amaigrissement marqué, comme lors de la réception d’Emmanuel Macron en 2024. Malgré cela, des sources proches du palais affirment qu’il reste informé et valide toutes les décisions stratégiques, même depuis l’Etranger.

Livre “Fin de règne”

L’ouvrage d’Omar Brouksy, publié en avril 2026, décrit une “chronique d’une fin de règne” avec absences du Roi, luttes de clans au palais et rôle accru de figures comme Fouad El-Himma et Abdellatif Hammouchi.

L’auteur insiste : le Roi n’abdiquera pas, et la succession prépare le Prince Héritier Moulay Hassan.

Gestion actuelle

En l’absence physique du Souverain, des conseillers gèrent les affaires courantes, mais le pouvoir stratégique demeure entre ses mains. Ces spéculations alimentent des tensions internes, sans perspective concrète de transition imminente en mai 2026.

La succession au Trône du Maroc est régie par la Constitution de 2011, qui prévoit une transmission héréditaire par primogéniture masculine en ligne directe de Mohammed VI. Le Prince Héritier Moulay Hassan, né en 2003, est le successeur désigné en première ligne.

Candidats potentiels

• Moulay Hassan : Fils aîné du roi, officiellement Prince Héritier ; soutenu par une faction proche du palais pour assurer une transition stable.

• Moulay Rachid : Frère cadet de Mohammed VI (né en 1970), qui contesterait selon des rumeurs sa légitimité face au Prince, en raison de son expérience et de son âge.

Luttes internes

Des tensions familiales opposent le camp de Moulay Rachid, perçu comme plus légitime par certains au sein de la famille Royale, à celui soutenant le jeune Hassan, amplifiées par la santé déclinante du Roi. Ces rivalités claniques, incluant des figures comme Fouad El-Himma, gangrènent le Makhzen sans menacer l’unité immédiate, mais suscitent des inquiétudes chez les services Espagnols.

Contexte actuel

Aucune lutte ouverte n’éclate publiquement en mai 2026, la Constitution interdisant toute désignation autre que le fils aîné sans décret Royal explicite. Les spéculations persistent dans les médias et le livre “Fin de règne”, sans annonce officielle de transition.

Moulay Rachid est le frère cadet du Roi Mohammed VI, né le 20 juin 1970 à Rabat, fils du Roi Hassan II et de Lalla Latifa. Discret et cultivé, il a étudié au Maroc et en France, détient le grade de Général de Brigade dans la Marine Royale Marocaine, et préside le Festival International du film de Marrakech depuis 2002.

Rôle officiel

Deuxième dans l’ordre de succession au Trône Alaouite après le Prince Héritier Moulay Hassan (Fils Aîné de Mohammed VI), il fut héritier présomptif jusqu’à la naissance de ce dernier en 2003, conformément à la Constitution Marocaine privilégiant la primogéniture masculine. Père d’un fils, Moulay Ahmed (né en 2016), il reste une figure consensuelle au sein de la famille royale sans rôle exécutif majeur.

Rumeurs de succession

Malgré la ligne claire désignant Moulay Hassan, des tensions claniques font de Moulay Rachid un prétendant potentiel selon des analyses, notamment en cas d’incapacité prolongée du Roi due à sa santé fragile. Des sources évoquent son influence discrète et des ambitions supposées lors d’épisodes comme l’opération cardiaque de Mohammed VI en 2020, bien que des conseillers comme André Azoulay protègent la primogéniture. En mai 2026, aucune lutte ouverte n’est confirmée, et la Constitution verrouille sa position secondaire.

Luttes de Succession au Palais Royal Marocain

Les spéculations sur la succession de Mohammed VI, affaibli par la maladie, animent les coulisses du Makhzen depuis des années. Deux prétendants principaux émergent : le prince héritier Moulay Hassan et son oncle Moulay Rachid, dans un contexte de rivalités claniques discrètes mais intenses.

Profil des Candidats

Moulay Hassan, fils aîné du Roi né en 2003, est constitutionnellement le successeur prioritaire. Formé militairement et diplomatiquement, il incarne la continuité dynastique, soutenu par les fidèles du palais comme Fouad El-Himma.

Moulay Rachid, frère cadet de Mohammed VI né en 1970, offre une alternative expérimentée. Discret, cultivé et Général de Brigade, il préside le Festival de Marrakech et fut héritier présomptif avant 2003 ; son influence grandit dans les cercles conservateurs.

Dynamiques Claniques

Les tensions opposent le camp pro-Hassan, aligné sur la modernisation, aux partisans de Rachid, vus comme garants de la tradition Alaouite. L’absence prolongée du roi exacerbe ces luttes, avec des figures comme Abdellatif Hammouchi (DGST) jouant un rôle d’arbitre.

Perspectives Actuelles

En mai 2026, la Constitution de 2011 verrouille la primogéniture masculine, rendant improbable une bascule vers Rachid sans décret Royal. La santé du souverain reste le facteur décisif, mais le palais maintient l’unité apparente pour éviter un vide du pouvoir. Ces intrigues rappellent les successions houleuses sous Hassan II, soulignant la fragilité dynastique du Maroc.

Par : Mohammed CHOUAKI – Lille

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