
Par : Mohammed CHOUAKI
Le Maroc, sous l’influence du Makhzen, est souvent accusé par ses détracteurs, notamment en Algérie, de multiplier les trahisons géopolitiques au profit d’alliances controversées, comme avec les Émirats Arabes Unis (EAU). Ces critiques pointent une politique étrangère perçue comme opportuniste, alignée sur des intérêts qui contredisent les positions Panarabes ou Africaines traditionnelles.
Accusations de collusion sur la scène Africaine
Des voix Algéro-Centriques dénoncent un “triangle de la trahison” impliquant le Maroc, les EAU et Bahreïn, notamment pour leur refus présumé d’opposer la partition de la Somalie, vue comme orchestrée par Israël. Cette posture est interprétée comme un abandon des principes anticoloniaux, renforçant l’image d’un Makhzen prêt à sacrifier la solidarité Africaine pour des gains stratégiques.
Tensions avec les alliés du Golfe
Malgré un soutien historique des EAU au Maroc sur le dossier du Sahara Occidental, des crises récentes, comme l’affaire Hajaoui impliquant un haut responsable des renseignements Marocains, ont envenimé les relations. Une campagne médiatique Marocaine contre des figures Emiraties, telles que Cheikh Tahnoon bin Zayed, est qualifiée de “rébellion” envers un allié clé, risquant des répercussions sur des partenariats cruciaux.
Contexte énergétique et diplomatique
Le régime du Makhzen fait face à une impasse stratégique : vulnérabilité énergétique face à l’Espagne et isolement croissant, contrastant avec la diplomatie Algérienne affirmée. Des tentatives de diversification vers Moscou soulignent des hésitations, tandis que l’Algérie envisage une rupture avec les EAU pour leur proximité avec Rabat et un supposé soutien au MAK Kabyle.
Héritage historique des “trahisons”
Les griefs remontent loin : de l’affaire Ben Barka (1965), où le Maroc est accusé d’avoir collaboré avec Israël contre un opposant Arabe, à la guerre des Six Jours (1967), vue comme une défaite facilitée par des trahisons Marocaines. Ces récits alimentent une narrative d’un royaume systématiquement du “mauvais côté de l’Histoire”, utilisant chantage et espionnage (Pegasus) pour imposer ses vues.
Par : Mohammed CHOUAKI – Lille
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