L’avenir du Franco-Africain, et si la solution venait des Diasporas ?

Par : Mustapha BOURAS

Aujourd’hui, il est temps de passer des promesses à l’action. Les espérances et les illusions à l’avenir, ne suffiront plus , à répondre aux défis du Continent Africain.

L’avenir Franco-Africain se construira — ou non — avec les Diasporas Africaines. En France, près de 15 Millions de personnes sont d’origine Africaine, dont environ 8 millions de Maghrébins. Parmi elles, des Millions de jeunes diplômés, ingénieurs, entrepreneurs, chercheurs et professionnels de santé, prêts à s’investir dans la coopération et la solidarité Franco-Africaine. Pourtant, cette richesse humaine reste sous-exploitée.

Le constat est accablant : malgré ce vivier de talents, les méthodes utilisées pour renforcer les liens entre la France et l’Afrique restent souvent dépassées, héritées d’une époque où les Diasporas n’étaient pas encore des acteurs clés.

Pourtant, des initiatives portées par des associations, des startups ou des collectifs montrent déjà la voie :

– Les réseaux de mentorat comme Afric’Up ou Diaspora Entrepreneurs, qui accompagnent les jeunes porteurs de projets en Afrique.

– Les plateformes collaboratives comme Afrikwity ou Maviance, qui facilitent les échanges économiques et technologiques entre les deux rives de la Méditerranée.

– Les projets de développement local portés par des Diasporas, comme les cliniques mobiles en Afrique de l’Ouest ou les fermes solaires au Sahel.

Il est urgent d’agir pour accompagner cette jeunesse issue des Diasporas. Elle est porteuse d’idées innovantes, de réseaux transnationaux et d’une volonté farouche de contribuer au développement de l’Afrique. Mais pour cela, il faut :

1. Créer des ponts entre les institutions (comme l’AFD) et les acteurs de terrain, notamment les militants associatifs, qui connaissent les réalités et les besoins des populations.

2. Moderniser les outils de coopération en intégrant les réseaux sociaux et les nouvelles technologies, qui redéfinissent déjà les règles du jeu en matière de développement.

3. Financer des programmes concrets portés par les Diasporas, comme des incubateurs de startups, des bourses pour les étudiants Africains en France, ou des partenariats entre universités et entreprises.

Les Diplomates ont leur rôle, mais ce sont les acteurs de terrain qui détiennent les clés du changement. Ignorer cette réalité, c’est prendre le risque de rester à la traîne, alors que l’Afrique et la France ont tout à gagner à travailler main dans la main avec leurs Diasporas.

J’ai toujours respecté l’AFD et son engagement en faveur du développement, comme outil de coopération et de solidarité international, les résultats sont décevants !

Et vous, que faites-vous pour impliquer les Diasporas dans la coopération Franco-Africaine ?

Bien cordialement

Par : Mustapha Bouras – Lille

Économiste 

Citoyen Franco-Algérien

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