
Par : Mohammed CHOUAKI
La récente sollicitation d’Elizabeth Moore Aubin par Washington, rapportée fin avril 2026, s’inscrit dans une démarche du département d’État et de certains think-tanks visant à s’appuyer sur son expertise diplomatique pour préparer une nouvelle tentative de relance des négociations sur le Sahara Occidental.
Contexte de la consultation
Elizabeth Moore Aubin, qui a marqué les esprits par sa connaissance approfondie des dynamiques régionales lors de son mandat à Alger, est perçue par Washington comme une ressource stratégique. Cette consultation reflète la volonté de l’administration Américaine de mettre à profit son expérience pour mieux appréhender les enjeux géopolitiques complexes impliquant l’Algérie, partenaire stratégique majeur en Afrique, dans la résolution de ce conflit de longue date.
Position de la diplomate
Durant son mandat, la diplomate a régulièrement rappelé les fondements de la politique Américaine, qu’elle qualifiait de constants. Ses positions principales incluaient :
• Le caractère historique de la reconnaissance : Elle a toujours soutenu que la proclamation Américaine de décembre 2020 reconnaissant la Marocanité du Sahara était un fait « irréversible et historique ».
• Le soutien au processus Onusien : Elle insistait sur le fait que l’administration Biden privilégiait une approche axée sur le soutien au leadership des Nations Unies et à l’envoyé personnel du Secrétaire Général pour aboutir à une solution durable.
• La viabilité du plan d’autonomie : Elle réitérait que, depuis 2008, Washington considère le plan d’autonomie Marocain comme une solution viable pour répondre aux besoins des populations concernées.
Par cette démarche, Washington cherche à affiner ses options diplomatiques en s’appuyant sur une vision équilibrée, soulignant à la fois l’importance de maintenir des relations approfondies avec l’Algérie et le soutien continu au processus de règlement sous l’égide de l’ONU.
Par : Mohammed CHOUAKI – Lille
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