
Par : Mohammed CHOUAKI
Le Gazoduc Transsaharien (TSGP) avance. Le chantier Algérien a été ouvert en juin et le Niger a annoncé le lancement, début octobre, des relevés topographiques sur son territoire. C’est la dernière étape avant la construction de son tronçon de ce projet qui doit relier le Nigeria à l’Algérie.
Une échéance fixée par Niamey
Le Ministre Nigérien du Pétrole, Hamadou Tini, a fixé à début octobre le début des relevés topographiques du tracé, dans une déclaration à la chaîne AL24 News (Observ’Algérie ; Just-Info DZ). Des équipes Nigériennes doivent d’abord déterminer et finaliser le tracé. Des études environnementales accompagneront ensuite le travail.
Ces relevés servent à fixer précisément le passage de la canalisation : relief, nature des sols, obstacles naturels et zones habitées. Sans eux, les travaux de construction ne peuvent pas commencer.
Une dynamique lancée à Niamey
L’annonce fait suite à la visite de deux jours du Ministre Algérien des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, à Niamey les 21 et 22 septembre. Il y a rencontré le Président Abdourahamane Tiani, le Premier Ministre Ali Lamine Zeine et des responsables de la Société Pétrolière Publique Sonidep. Le TSGP a été au cœur des échanges. Les deux parties ont insisté sur son rôle dans l’intégration énergétique régionale et dans le développement des pays de transit. Les étapes préparatoires aux relevés au Niger ont aussi été examinées.
Niamey souhaite aussi associer Sonatrach à l’ensemble de sa filière pétrolière. La coopération entre les deux pays va donc au-delà du seul Gazoduc.
L’Algérie déjà en chantier
Côté Algérien, la construction a officiellement repris début juin, après deux décennies de retards. Cette relance a été favorisée par le réchauffement des relations entre les pays concernés. Le tracé part de Warri, au Nigeria, et aboutit à Hassi R’Mel, en Algérie. Il doit acheminer le gaz Nigérian vers la côte Méditerranéenne puis vers l’Europe.
Une avance sur le projet concurrent
Le TSGP entre en phase de réalisation alors que le Gazoduc Africain Atlantique, porté par le Maroc et le Nigeria, ne serait pas raccordé aux gisements Nigérians avant 2036. Selon Maghreb Émergent, cela représente un écart d’une dizaine d’années.
Avec le chantier Algérien ouvert et le tronçon Nigérien en préparation, le Gazoduc Transsaharien sort de l’étape des intentions. Il reste à finaliser le tracé au Niger, à avancer au Nigeria et à boucler le financement pour que le projet tienne ses promesses.
Sources : Algerie360 – Button down – Maghreb émergent – France24
Par : Mohammed CHOUAKI – Lille
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