
Par : Mohammed CHOUAKI
Le Ministre Espagnol des Affaires Etrangères, José Manuel Albares, s’est dit « totalement favorable » à l’octroi de la nationalité Espagnole aux Sahraouis nés sous l’administration coloniale Espagnole au Sahara Occidental. Cette prise de position relance un dossier sensible, à la croisée du droit de la nationalité, de la mémoire coloniale et du dossier du Sahara Occidental.
Interpellé au Parlement, Albares a assuré qu’il n’existait « aucun blocage » de la part du gouvernement Espagnol sur cette question. Il a ajouté que l’exécutif Espagnol soutient l’idée d’une naturalisation des Sahraouis nés pendant la période de présence Espagnole, tout en rappelant la nécessité de préserver la bonne relation avec le Maroc et de tenir compte du cadre Onusien.
La proposition de loi portée par Sumar vise à accorder la nationalité Espagnole par naturalisation aux Sahraouis nés sous administration Espagnole, ainsi qu’à certains de leurs descendants. Le texte prévoit aussi une modification du code civil afin de faciliter cette reconnaissance, dans un délai limité.
Le débat n’est pas nouveau en Espagne. En 2024, Albares avait au contraire jugé que ce type de réforme soulevait des difficultés techniques, juridiques et politiques, ce qui avait freiné l’avancée du projet.
Cette évolution de ton du chef de la diplomatie Espagnole illustre les tensions persistantes entre considérations juridiques, engagements historiques envers les Sahraouis et impératifs diplomatiques liées au dossier Marocain.
Par : Mohammed CHOUAKI – Lille
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