Départ de Boualem Sansal : « La France, c’est fini pour moi »

Par Abdelkader Reguig

L’écrivain Franco-Algérien Boualem Sansal a annoncé son départ de la France, selon des informations concordantes relayées par TF1, LCI et France 24. Le 25 avril 2026, à la veille de son intronisation à l’Académie Royale de Belgique, il a notamment déclaré : « La France, c’est fini pour moi. Il me reste quelques mois à tirer dans ce pays et je me tire ».

Lassé par des polémiques répétées qu’il attribue à « une poignée d’oligarques de la pensée » ou à « de petits dictateurs de bureau », Sansal a pris soin de distinguer ces attaques des Français ». Il poursuit : « Je ne vais pas maintenant me battre avec des Don Quichotte contre les moulins. J’ai quelques années à vivre, tranquille. Je vais aller, je ne sais pas où, chez les Belges s’ils veulent de moi ou ailleurs. » Et d’ajouter, sobrement : « La France, pour moi, c’est fini. »

« Pourquoi ne pas se tourner vers le Maroc, comme d’autres Algériens qualifiés de “traîtres” ? Ce Maroc que vous avez défendu bec et ongles, contre votre propre pays, et ce pour une poignée d’Euros. Au Maroc, alors, puisqu’il ne vous resterait plus que cette option. »

Cette décision survient dans un contexte où l’écrivain, figure critique tant en France qu’en Algérie, semble vouloir tourner la page, renonçant notamment à un siège à l’Académie Française et aux débats sur son incarcération potentielle par l’État Algérien.

Du côté Algérien, la réaction est vive. Certaines voix rappellent le lourd passé de la colonisation et estiment que « notre terre, l’Algérie, irriguée par le sang de plus de 5 millions de Martyrs, rejettera toute herbe sale », en référence à l’écrivain. Un adage est également cité : « Qui a bu boira, qui a trahi trahira », laissant entendre que d’autres suivraient ce chemin.

À ce stade, ni Boualem Sansal ni les institutions Françaises ou Belges n’ont fait de commentaire officiel supplémentaire.

Par : Abdelkader REGUIG – Oran

Contact:orarexe@gmail.com

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