
Par : Mohammed CHOUAKI
L’Algérie traverse un épisode de canicule exceptionnel. Mardi 21 juillet 2026, huit villes Algériennes ont figuré parmi les 20 stations les plus chaudes de la planète, avec des températures approchant ou dépassant les 48 °C, selon les données relayées par l’Observatoire Tunisien de la Météo et du Climat.
La ville la plus chaude du Pays a été Tiaret, qui a atteint 49,5 °C et s’est classée troisième au niveau Mondial, derrière Yanbu en Arabie Saoudite (50 °C) et Kairouan en Tunisie (49,6 °C). Dans ce classement, l’Algérie confirme une nouvelle fois sa vulnérabilité face aux vagues de chaleur extrêmes qui touchent l’Afrique du Nord.
Des records impressionnants
Outre Tiaret, plusieurs localités Algériennes ont enregistré des températures particulièrement élevées. Bouchegouf a atteint 49,2 °C, Biskra 49,1 °C, El Oued 49,0 °C, Skikda 48,8 °C, Ouargla 48,7 °C, tandis qu’Aïn Defla et El Tarf ont toutes deux relevé 48,2 °C.
Cette présence massive de villes Algériennes dans le haut du classement Mondial illustre l’ampleur de l’épisode caniculaire. Elle rappelle aussi que la chaleur extrême ne se limite plus aux régions Sahariennes, mais s’étend à des zones du Nord et de l’Est du Pays.
Un Pays particulièrement exposé
L’Algérie fait régulièrement partie des Pays concernés par les températures les plus élevées enregistrées dans le Monde lors des pics estivaux. D’autres classements récents ont déjà cité des villes comme Ouargla, Hassi Messaoud, In Salah, Adrar, Timimoun ou Touggourt parmi les localités les plus brûlantes de la planète.
Cette récurrence confirme une tendance lourde : les épisodes de chaleur extrême deviennent plus fréquents, plus intenses et plus étendus. Au-delà du simple indicateur météorologique, ils posent des enjeux de santé publique, d’approvisionnement en eau, de consommation électrique et de protection des activités agricoles.
Les conséquences attendues
Dans le contexte actuel, les autorités et les populations locales doivent faire face à des risques accrus de déshydratation, de coups de chaleur et de perturbation des activités quotidiennes. Les secteurs sensibles, notamment l’élevage et l’agriculture, sont aussi directement exposés aux effets de la canicule et aux tensions sur l’électricité.
À plus long terme, la répétition de tels épisodes renforce l’urgence d’adapter les infrastructures, d’améliorer l’alerte météorologique et de mieux préparer les villes aux chocs climatiques. Pour l’Algérie, cette vague de chaleur apparaît comme un signal supplémentaire d’un climat devenu plus dur et plus imprévisible.
Par : Mohammed CHOUAKI – Lille
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