CAN 2028, 2032, 2036 : la course à l’organisation, nouvel enjeu de pouvoir en Afrique

Par : Mohammed CHOUAKI

Alors que la CAF a ouvert les candidatures pour les CAN 2028, 2032 et 2036, la compétition s’annonce aussi politique que sportive. Après l’Égypte, un autre Pays d’Afrique du Nord a manifesté son intérêt, dans un contexte marqué par le retrait du Maroc et les ambitions de soft power des nations candidates.

L’Égypte, première à jouer la carte du soft power

L’Égypte a été la première à confirmer son intérêt pour 2032 ou 2036. Déjà sept fois organisatrice et sept fois Championne, le pays entend consolider son leadership continental.

Au-delà du sport, cette candidature vise à renforcer l’influence égyptienne en Afrique, dans une logique de diplomatie sportive et de rayonnement régional.

Un autre Pays d’Afrique du Nord dans la course

Après l’Égypte, un autre Pays d’Afrique du Nord a manifesté son intérêt, bien que les détails restent à confirmer.

Cette dynamique illustre la volonté des Pays d’Afrique du Nord de maintenir leur influence dans le football continental, alors que la compétition s’ouvre davantage à d’autres régions.

Le retrait du Maroc : un tournant géopolitique

Le retrait du Maroc change la donne. Par un communiqué officiel, la FRMF a annoncé qu’elle ne soumettrait plus aucune candidature pour des compétitions Africaines.

Cette décision, qui marque une rupture avec la politique sportive du Royaume, s’inscrit dans un contexte de tensions avec la CAF et pourrait redessiner la carte des futurs Pays hôtes.

Un enjeu stratégique pour la CAF

La désignation des Pays hôtes pour les CAN 2028, 2032 et 2036 revêt une importance particulière pour la CAF.

Après l’édition 2027, Co-Organisée par le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda, la Confédération souhaite garantir la pérennité et le prestige de sa compétition phare.

Le choix des Pays hôtes sera également déterminant pour l’avenir du football Africain, notamment en termes d’infrastructures, de développement économique et de rayonnement international.

Entre ambitions nationales, stratégies de soft power et tensions diplomatiques, la course à l’organisation des CAN 2028, 2032 et 2036 s’annonce aussi politique que sportive. Le Football Africain s’apprête à vivre une nouvelle ère, où chaque match comptera autant sur le terrain que dans les coulisses de la diplomatie.

Par ; Mohammed CHOUAKI – Lille

Auteur/autrice

Views: 3

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *