
Par : Abdelkader REGUGI
Décidément, il faut vous répondre une fois pour toutes. Vous persistez, depuis votre exil doré, à qualifier le Président Houari Boumediene d’« ignorant qui ne vaut pas un oignon ». Un homme reconnu par le Monde entier, salué par Kurt Waldheim, ancien Secrétaire Général des Nations Unies, et par le Maréchal Tito en personne et le Président Français Valerie Giscard d’Estaing . Alors, Noureddine Boukrouh, de quel droit cet affront ? De quelle légitimité cet excès de langage ?
Avant de vous ériger en juge infaillible de notre histoire, rappelons qui vous êtes vraiment. Et face à vous, rappelons qui fut Houari Boumedienne.
1. Boumedienne, le stratège qui fit trembler le monde
Qualifier Boumedienne d’ignorant relève soit d’une profonde méconnaissance, soit d’une mauvaise foi délibérée.
-Le maître du tiers-monde : Boumedienne n’était pas un simple Président. C’était un leader planétaire, l’un des piliers du mouvement des Non-Alignés. Maître du jeu politique, il maniait l’art de la diplomatie avec une habileté redoutable face aux blocs impérialistes. Son discours à l’ONU en 1974 est un chef-d’œuvre : pour la première fois, la langue Arabe résonnait dans l’hémicycle, et le monde entier se leva pour applaudir cet homme qui dénonçait les injustices du système international.
-Le visionnaire : Alors que d’autres se reposaient sur les lauriers de l’indépendance, Boumedienne pensait l’avenir. Il institua les trois révolutions (agraire, industrielle et culturelle) pour sortir l’Algérie de toute dépendance étrangère. Sans lui, l’Algérie n’aurait jamais produit autant d’intellectuels. Sans lui, vous-même, Boukrouh, n’auriez jamais pu grimper les échelons de la République.
-L’homme d’État respecté : Que disent les grands de cet homme ? Que c’était un Lion. Un stratège astucieux, éveillé aux droits internationaux, guide dans la légalité. Un lion dont la stature était telle qu’aujourd’hui encore, après son départ, les souris peuvent bien couiner, l’ONU et l’histoire témoignent du respect immense qui lui est voué.
La moindre des choses, quand on est un profane en politique, c’est de se taire sur des sujets qui le dépassent. Vous, Boukrouh, vous parlez de ce que vous ne comprenez pas.
2. Boukrouh, le piètre Ministre au parfum de trafic
Venons-en à vous, Noureddine Boukrouh. Vous osez attaquer un monument, mais que voulez-vous vraiment ?
-Un Ministre au passé douteux : Ancien Ministre de la République Algérienne, vous avez fui le pays à la suite d’accusations de corruption et de détournement de fonds. Un passage par le Liban, puis l’installation en France. Depuis votre exil, vous vous êtes mué en procureur impromptu. Mais l’histoire retiendra que vous vous êtes enrichi par le trafic d’influence alors que vous étiez au pouvoir.
-Un intellectuel indigne de ce nom : Vous prétendez suivre Malek Bennabi, mais vous avez vomi votre propre peuple que vous qualifiez de « clandestins de l’histoire », niant jusqu’à l’existence d’une nation Algérienne. Pire, vous flattez le Maroc en lui prêtant des « siècles d’histoire » tandis que vous réduisez l’Algérie à un « peuple d’immigrants ». C’est une falsification historique, une insulte à Massinissa, à Jugurtha, à l’Émir Abdelkader.
-Un renégat : Votre revirement est suspect. Qui paie vos frais aujourd’hui ? Quels cercles hostiles à l’Algérie applaudissent vos diatribes ? Vous attaquez le peuple, vous attaquez le Président Tebboune, et aujourd’hui vous attaquez Boumedienne. C’est une logique de trahison assumée.
Conclusion :
On peut critiquer un héritage sans verser dans l’insulte. Mais vous, Boukrouh, vous avez franchi toutes les bornes. Vous êtes le piètre Ministre que la corruption a chassé, l’exilé amer qui n’a plus que la haine pour carburant.
Houari Boumedienne, lui, repose dans l’histoire et la dignité. Le lion est parti, mais son ombre continue d’écraser les petites âmes qui voudraient l’insulter. Vous prétendez juger celui qui a fait trembler le monde ? Retournez d’abord vous laver de vos propres compromissions.
« Par trop de précipitation, on a souvent à rougir de sa folie. » Méditez cette sentence, Monsieur Boukrouh. L’Algérie, fière et éternelle, n’a pas besoin de vos leçons.(https://www.google.com/url?q=https://lapatrienews.dz/nourredine-boukrouh-ou-la-trahison-dun-ancien-ministre/&sa=U&sqi=2&ved=2ahUKEwjjo9CHoqqUAxVEUKQEHbDKIwsQFnoFCJEBEAE&usg=AOvVaw2OA7sbFSwMJ9ga0u8hQoCT)
Par : Abdelkader REGUIG

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