
Par : Mohammed CHOUAKI
L’Algérie lance une initiative ambitieuse pour mobiliser ses plus grandes compétences scientifiques établies à l’étranger. Réunis au sein d’une nouvelle instance consultative, des chercheurs de renommée internationale entendent mettre leur expertise au service du développement National.
Les travaux de la réunion constitutive du Haut Conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger ont débuté dimanche 28 juin au pôle scientifique et technologique Chahid Abdelhafid Ihaddadene, à Sidi Abdallah. Cette structure a été pensée comme un pont entre la Diaspora scientifique et les institutions de recherche locales, avec pour objectif de favoriser le transfert de savoir, l’innovation et l’émergence de projets concrets.
Une élite scientifique mobilisée
Selon les éléments rapportés, cette assemblée constitutive a réuni 31 membres parmi les plus grands chercheurs Algériens exerçant à travers le monde. Vingt-quatre ont participé physiquement aux travaux, tandis que sept autres sont intervenus par visioconférence. Parmi les figures les plus en vue figurent notamment les professeurs Ilyes Zerhouni et Belgacem Haba.
Cette diversité géographique illustre l’ampleur du réseau scientifique Algérien à l’étranger, avec des chercheurs installés en Australie, aux États-Unis, en Suède ou encore en France. L’enjeu est désormais de transformer ce capital humain en levier durable pour les universités, les laboratoires et l’économie Nationale.
Un outil pour freiner la fuite des cerveaux
L’ambition affichée est claire : créer un cadre permanent de coopération entre la Diaspora scientifique et le Pays afin d’aller au-delà des échanges symboliques. Le nouveau Conseil doit permettre aux compétences Algériennes établies à l’étranger de contribuer à la veille scientifique et technologique, au conseil stratégique et au transfert de technologies de pointe.
Cette orientation s’inscrit aussi dans une volonté plus large de freiner la fuite des cerveaux et de renforcer l’attractivité du système National de recherche. En reliant les experts de l’étranger aux besoins du Pays, les autorités espèrent faire émerger des partenariats utiles et des projets durables.
Une portée institutionnelle forte
Le Conseil Supérieur de la Communauté Scientifique Nationale à l’Etranger a été conçu comme un organe consultatif rattaché à la Présidence de la République, avec une autonomie financière et administrative. Ce positionnement lui donne un poids institutionnel particulier et traduit la volonté des pouvoirs publics d’inscrire cette initiative dans la durée.
Au-delà de la symbolique, l’objectif est de faire de cette instance un instrument de modernisation, capable d’accompagner les grandes priorités nationales dans des domaines clés comme la recherche, l’innovation, le numérique et les technologies avancées. Pour l’Algérie, il s’agit d’une tentative de convertir l’excellence de sa Diaspora en force de transformation interne.
L’Algérie mise sur ses talents scientifiques établis à l’étranger pour bâtir un nouveau pont entre la Diaspora et les institutions Nationales. Une réunion constitutive a lancé un Conseil inédit appelé à devenir un levier de transfert de savoir, d’innovation et de développement.
Par : Mohammed CHOUAKI – Lille
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