
Par : Mohammed CHOUAKI
Quelque 320 ressortissants Algériens en situation irrégulière en France ont regagné volontairement l’Algérie, selon des informations rapportées par la presse Algérienne. Ce retour intervient dans un contexte marqué par l’appel lancé en janvier par le Président Abdelmadjid TEBBOUNE aux Algériens vivant à l’Etranger dans une situation précaire ou irrégulière, les invitant à rentrer au pays.
Selon les éléments disponibles, il ne s’agit pas d’une opération d’éloignement forcé, mais d’un retour volontaire organisé dans le cadre d’une démarche encouragée par les Autorités Algériennes. Les personnes concernées auraient quitté la France sans escorte policière, après avoir choisi de revenir en Algérie.
Un signal politique
Cette initiative a une portée à la fois humaine et politique. Elle intervient alors que le dossier migratoire entre Paris et Alger reste sensible, notamment autour de la question des ressortissants en situation irrégulière et des mécanismes de retour.
Le nombre annoncé, 320 personnes, est présenté comme un mouvement inédit ou au moins notable par son ampleur récente. Il traduit aussi la volonté d’Alger d’encadrer davantage le retour de ses ressortissants vivant dans la précarité à l’Etranger.
Un contexte migratoire tendu
Depuis plusieurs mois, la question des sans-papiers Algériens en France alimente des tensions administratives et diplomatiques. Des précédents avaient déjà illustré les difficultés liées aux retours volontaires, avec des blocages autour des laissez-passer consulaires et des procédures de rapatriement.
Dans le système Français, le retour volontaire s’accompagne en principe d’une aide financière et d’un billet de transport, mais les modalités varient selon les périodes et les dispositifs en vigueur. Pour les Algériens, ces aides ont déjà été mentionnées dans la presse comme un levier pour favoriser des départs encadrés.
Enjeu pour Alger et Paris
Au-delà du chiffre, ce retour collectif pose une question plus large : celle de la prise en charge, par l’État Algérien, de ses ressortissants installés en France sans statut légal. Il reflète aussi une forme de décompression sur un dossier longtemps bloqué, sans pour autant régler les désaccords de fond entre les deux Capitales.
Pour Alger, l’opération peut être présentée comme un geste d’appel au retour et de réintégration nationale. Pour Paris, elle constitue aussi un moyen d’absorber partiellement une situation migratoire difficile à gérer par la voie administrative classique.
Version courte pour dépêche
320 sans-papiers Algériens en France ont regagné volontairement l’Algérie, selon la presse Algérienne. Ce retour intervient après l’appel du Président Abdelmadjid TEBBOUNE aux ressortissants en situation irrégulière ou précaire à l’Etranger. L’opération s’inscrit dans un contexte migratoire encore sensible entre Paris et Alger.
Par : Mohammed CHOUAKI – Lille
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