
Par : Mohammed CHOUAKI
La Présidence de la République a annoncé ce lundi 5 octobre 2026 le décès de Boualem BOUALEM, Directeur de Cabinet du Président Abdelmadjid TEBBOUNE. Il s’est éteint dans un hôpital de Genève, en Suisse, où il se soignait d’une grave maladie. Avec lui disparaît un homme de loi rigoureux. Et, pour moi, un ami de toujours.
Un frère d’Aïn Sefra
Il est des nouvelles qui laissent sans voix. Celle de la disparition de Boualem en fait partie. Avant d’être un grand commis de l’État, Boualem était mon ami de longue date, un enfant de la même région que moi, Aïn Sefra. Nous venions des mêmes paysages et nous partagions les mêmes racines et les mêmes valeurs.
Au fil des années, nous sommes devenus des frères inséparables. Ni le temps, ni la distance, ni le poids de ses responsabilités n’ont pu entamer ce lien.
Ensemble, nous avons accompli la Omra, un moment de foi et de recueillement que je garde au plus profond de mon cœur. Je l’y ai vu tel qu’il était vraiment : humble, sincère et profondément croyant.
Une vie dans la magistrature
Boualem BOUALEM a fait toute sa carrière dans la justice et en a gravi les échelons un à un. Il a été juge, puis procureur de la République, puis procureur général. Il a ensuite siégé comme magistrat à la Cour suprême, la plus haute juridiction du pays. Ces années au service du droit ont fait de lui un homme de dossiers, réservé et exigeant, très attaché à la rigueur des textes et à l’autorité des institutions.
Des missions de confiance
Ses compétences l’ont conduit à la tête de l’Organisme National Chargé des Interceptions et des Ecoutes, comme Directeur Général. Ce poste sensible demande à la fois une grande maîtrise juridique, de la discrétion et un sens aigu de l’État.
Au cœur de la Présidence
Le Chef de l’État l’a ensuite appelé à ses côtés comme Conseiller chargé des Affaires Juridiques et Judiciaires. Il a suivi à ce titre les grands chantiers de la réforme de la justice. Il a enfin été nommé Directeur de Cabinet de la Présidence de la République, l’un des postes les plus stratégiques du pays. Loin des projecteurs, il coordonnait les dossiers, préparait les arbitrages et recevait des délégations étrangères.
Son nom reste aussi lié à l’amélioration du climat des affaires. En mars 2024, il a pris la Présidence du Comité National Supérieur chargé de statuer sur les recours des investisseurs.
Une absence, puis l’adieu
Sa dernière apparition publique remontait au 22 avril 2026. On sait aujourd’hui qu’il menait depuis, avec pudeur et dignité, un autre combat : celui contre la maladie.
Dans son communiqué, la Présidence de la République a présenté ses condoléances à sa famille et prié pour que le défunt repose en paix.
Repose en paix, mon frère
L’Algérie perd un serviteur loyal de l’État. Aïn Sefra perd l’un de ses fils les plus dignes. Moi, je perds un frère. Je garderai de lui sa droiture, sa fidélité en amitié et cette foi tranquille que nous avons partagée sur les chemins de La Mecque.
À sa famille, à ses proches et à tous ceux qui l’ont aimé, j’adresse mes condoléances les plus sincères. Qu’Allah lui accorde Sa miséricorde et l’accueille en Son vaste paradis.
إنا لله وإنا إليه راجعون
Par : Mohammed CHOUAKI – Lille

Views: 29