
Par : Mohammed CHOUAKI
Un projet Européen d’un Million d’Euros a été lancé mercredi à Alger pour aider l’Algérie à se doter d’un cadre pour l’Agriculture Biologique et à mieux valoriser ses produits de qualité. Piloté par l’Italie, avec la France comme partenaire, il doit durer deux ans.
La salle de la Chambre Nationale de l’Agriculture était pleine. Des Ambassadeurs de trois pays étaient présents, ainsi que des producteurs venus montrer leurs récoltes. C’est dans cette ambiance qu’a démarré, mercredi, un projet Européen doté d’un Million d’Euros. Il doit permettre à l’Algérie de bâtir un vrai cadre pour l’Agriculture Biologique et de mieux valoriser ses produits de qualité.
Rome aux commandes, Paris en appui
Le pilotage revient à l’Italie. Le Ministère Italien de l’Agriculture, de la Souveraineté Alimentaire et des Forêts (MASAF) dirige le projet. Le Ministère Français de l’Agriculture y participe comme partenaire. La gestion administrative est confiée à Uttalia.
Côté Algérien, le Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche reçoit cet appui. Il se fait par un jumelage institutionnel, c’est-à-dire un échange direct entre administrations publiques. Pendant deux ans, des experts Italiens et Français travailleront avec leurs homologues Algériens.
Un cadre à construire
L’Agriculture Biologique reste un secteur peu organisé en Algérie. Pour qu’un produit soit reconnu comme « Bio », il faut des règles claires, un système de certification et des contrôles fiables. Le jumelage doit aider à mettre en place ces outils, en s’inspirant de l’expérience Européenne.
L’enjeu dépasse le seul Bio. Le projet vise aussi à mieux valoriser les produits de qualité liés à un terroir. L’Algérie dispose de nombreux produits de ce type : dattes, huile d’olive, figues, agrumes, miel. Un cadre reconnu peut leur donner plus de valeur, sur le marché national comme à l’export.
Les producteurs en première ligne
La présence de producteurs lors du lancement n’était pas un hasard. Ce sont eux qui devront appliquer les futures règles et en tirer profit. Pour beaucoup d’agriculteurs, une certification reconnue pourrait ouvrir l’accès à des marchés plus exigeants, notamment en Europe, où la demande de produits Biologiques reste forte.
Ce projet s’inscrit aussi dans la coopération entre l’Algérie et ses partenaires de la Méditerranée. L’Italie, déjà proche d’Alger sur l’énergie, étend ainsi cette relation à l’agriculture.
Par : Mohammed CHOUAKI – Lille
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