Gaza : à l’ONU Macron dénonce l’inaction internationale et s’attire les foudres d’Israël

Par : Mohammed CHOUAKI

Emmanuel Macron a vivement dénoncé, mardi 22 septembre 2026, la situation à Gaza et les actions Israéliennes en Cisjordanie, appelant les Nations Unies à sortir de l’inaction et à défendre les droits des Palestiniens (Élysée). Son intervention a provoqué une riposte immédiate des responsables Israéliens, rejoints par l’Ambassadeur Américain en Israël, Mike Huckabee, sur fond de polémique autour de ses propos concernant le Hamas en Cisjordanie.

La formule résume la vigueur de l’interpellation : « Devons-nous contempler ce spectacle qui nous fait honte à tous ? Jamais », a lancé le Président Français à la tribune de l’Assemblée Générale des Nations Unies, à New York . Évoquant Gaza, il a directement mis en cause la capacité de la communauté internationale à traduire ses engagements en actes : « Quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ? ».

La reconnaissance de la Palestine à l’épreuve des faits

Un an après la reconnaissance de la Palestine par la France et plusieurs autres États, Emmanuel Macron a repris à son compte le débat sur la portée concrète de cette décision, évoquant le « cynisme » de ceux qui parlent d’une                          « reconnaissance de papier ».

Il a également dénoncé une « paix prétendue » qui, selon ses termes, « n’a pas rouvert une seule seconde les voies humanitaires », plaçant ainsi l’accès à l’aide au cœur de son réquisitoire.

Le Chef de l’État a lié le respect des droits Palestiniens à la sécurité d’Israël, réaffirmant l’attachement Français à l’existence du pays et à la protection de sa population . Il a cependant averti que ceux qui prétendent assurer cette sécurité par   « la violation de la souveraineté de tous ses voisins » commettent une « erreur funeste » qui affaiblit Israël au lieu de le protéger.

La Cisjordanie au centre de la polémique

C’est un autre passage du discours qui a cristallisé la colère Israélienne : dénonçant les violations commises en Cisjordanie, Emmanuel Macron a déclaré que « le Hamas n’a jamais sévi en Cisjordanie ». Cette affirmation a été vivement contestée par les responsables Israéliens, qui ont invoqué les attaques attribuées au mouvement et l’activité de ses cellules dans ce territoire.

Le bureau du Premier Ministre Benjamin Netanyahu a dénoncé « l’absurdité grotesque » des propos du Président Français, tandis que l’Ambassadeur d’Israël à l’ONU, Danny Danon, les a qualifiés de « honte absolue » .

La contestation a également gagné l’opposition Israélienne : l’ancien Chef d’état-major Gadi Eisenkot a jugé la déclaration « déconnectée du terrain », selon les propos rapportés par RFI .

Mike Huckabee rejoint les critiques Israéliennes

L’Ambassadeur Américain en Israël, Mike Huckabee, a lui aussi pris pour cible l’intervention Française, estimant qu’il était « difficile d’imaginer un discours plus déconnecté de la réalité que celui de Macron à l’ONU » . Cette réaction ajoute une dimension Américaine à une controverse qui intervient dans un climat de relations déjà dégradées entre Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahu, notamment depuis l’initiative Française en faveur de la reconnaissance d’un État Palestinien .

Au-delà de l’affrontement verbal, le Président Français a maintenu son plaidoyer pour une solution à deux États, présentée comme une condition de la sécurité des Israéliens autant que du respect des droits Palestiniens. Il a ensuite participé à une réunion de haut niveau consacrée à sa mise en œuvre, coorganisée avec le Canada, le Royaume-Uni et l’Arabie Saoudite.

Sources : RFI – Élysée

Par : Mohammed CHOUAKI – Lille

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