Algérie – Sécurité et Justice : Entre saisie record de cocaïne à Oran et durcissement historique des peines, le peuple réclame la peine capitale pour les barons de la drogue et les kidnappeurs

Par : Abdelkader REGUIG

Le 29 août 2026, j’avais posé un diagnostic alarmant dans les colonnes du journal électronique Lakoom Média sous le titre : « La guerre invisible des psychotropes : Comment le trafic gangrène l’Algérie et sa jeunesse ».

J’y révélais que plus de 44 Millions de comprimés avaient été saisis en 2025, que la consommation de drogues, notamment de Prégabaline – ce fléau surnommé « Saroukh » ou « El Halwa », un antiépileptique détourné en capsule euphorisante – touchait désormais jusqu’aux cours d’école. Ce constat, déjà dramatique, prend aujourd’hui une dimension encore plus sombre.

En ce début de septembre 2026, les autorités Algériennes ont frappé un grand coup. Sous l’impulsion du Président Abdelmadjid TEBBOUNE, le Haut Conseil de Sécurité a acté la transformation d’une ancienne caserne militaire perdue au cœur du Tanezrouft, le « pays de la soif », en une prison de haute sécurité réservée aux barons de la drogue et aux grands trafiquants. Véritable « Alcatraz Algérien » cerné par les 50 °C et l’aridité absolue, cet établissement doit incarner la fermeté d’un État décidé à éradiquer les réseaux qui ravagent sa jeunesse.

Parallèlement, et conformément à l’annonce Présidentielle, une agence spécialisée dans la lutte antidrogue, calquée sur la DEA Américaine, verra le jour pour traquer sans relâche les organisations criminelles.

Mais c’est l’opération menée ces dernières 48 heures à Oran qui cristallise l’urgence de la situation. Les brigades d’élite (BRI et 20e Sûreté Urbaine d’El-Barki) ont démantelé un réseau transnational opérant depuis le Maroc, aboutissant à la saisie spectaculaire de 228 kilogrammes de cocaïne de synthèse. Vingt suspects – dont trois femmes et un ressortissant Marocain – ont été interpellés. Le mode opératoire, d’une sophistication redoutable, dissimulait la drogue dans les compartiments d’un camion-dépanneuse. Les enquêteurs ont également saisi 46 véhicules de luxe, 812 Millions de centimes et des devises étrangères (Euros, Dirhams Marocains et Emiratis), preuves d’un blanchiment d’argent massif par le biais de fausses agences automobiles. Le chauffeur, Nouri Abdelmadjid Tahar, est toujours en fuite.

Malgré les annonces récentes – peine capitale pour les pyromanes, création d’une prison-survie au Sahara et d’une police antidrogue d’élite, le peuple Algérien, lui, ne désarme pas. Face à l’ampleur du narcotrafic et à la terreur que font régner les kidnappings d’enfants et d’adultes, une colère sourde monte. Sur les réseaux sociaux comme dans les discussions de la rue, la revendication est unanime : il faut ajouter la peine de mort pour les barons de la drogue, tout comme pour les auteurs d’enlèvements, qu’ils s’en prennent aux plus petits ou aux adultes.

Si le Président Abdelmadjid TEBBOUNE a déjà annoncé une modification du Code pénal pour rétablir l’exécution effective – après un moratoire de fait depuis 1993 – en ciblant les pyromanes et les ravisseurs d’enfants, la pression populaire exige d’élargir ce châtiment suprême aux chefs du narcotrafic.

Aujourd’hui, les crimes passibles de la peine de mort en Algérie sont :

-Porter des armes contre l’Algérie

– Faciliter l’entrée de l’ennemi sur le territoire national

-Mener des intelligences avec un État étranger pour le pousser à agresser l’Algérie

-Divulguer des secrets de la défense nationale

-Endommager les moyens de défense

-Crimes contre le système de gouvernement et la Constitution

-Crimes de rébellion armée

-Actes terroristes et détention d’armes

-Homicide volontaire (assassinat)

-Enlèvement ayant entraîné la mort

-Sabotage d’installations

– Attentats à l’explosif et détournement d’avions

À cette liste, le peuple Algérien exige que soient ajoutés sans délai les barons de la drogue, responsables du massacre silencieux de la jeunesse, et les kidnappeurs d’enfants et d’adultes, semeurs de terreur dans chaque foyer. L’heure n’est plus aux demi-mesures : le pays tout entier regarde désormais vers ses dirigeants, attendant que la justice soit à la hauteur du fléau.

P.-S. / L’Institution Al-Azhar (Égypte) : Les juristes d’Al-Azhar s’appuient sur la règle juridique universelle : « Pas de nuisance, pas de réciprocité dans la nuisance » (La darar wa la dirar). Al-Azhar assimile les barons de la drogue à des criminels de guerre qui ciblent la jeunesse. L’institution approuve l’application de la peine capitale assortie de la saisie de tous leurs biens.

Contact: orarexe@ gmail.com

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