
Par : Mohammed CHOUAKI
Du samedi 5 septembre 8 heures au dimanche 6 septembre 18 heures, sans interruption, la Capitale des Flandres se transforme en un immense marché à ciel ouvert. Plus de 5 200 exposants, 51 kilomètres d’étals et des centaines de tonnes de moules-frites attendent les Chineurs pour la 899e édition de ce rendez-vous devenu le plus grand marché aux puces d’Europe.
34 heures non-stop, du Vieux-Lille à Wazemmes
Coup d’envoi ce samedi 5 septembre à 8 heures : pendant 34 heures d’affilée, jusqu’au dimanche 6 septembre 18 heures, Lille-Centre, le Vieux-Lille et le quartier de Wazemmes seront livrés aux Chineurs, Brocanteurs et Bradeux.
Les Brocanteurs professionnels s’installeront notamment Boulevard de la Liberté, Boulevard Louis XIV et jusqu’à l’Esplanade, tandis que les commerçants casseront leurs prix dans presque toutes les boutiques du centre-ville. La Braderie des enfants, elle, se tiendra samedi de 8 h à 19 h à la Gare Saint-Sauveur, où les jeunes Lillois, Hellemmois et Lommois pourront vendre eux-mêmes jouets, livres et jeux d’occasion.
Des chiffres vertigineux
Selon les données Officielles de la Ville, l’édition 2025 a rassemblé 2,5 millions de visiteurs et plus de 5 200 exposants, sur 51 kilomètres d’étals — de quoi hisser la Braderie de Lille au rang de plus grand marché aux puces d’Europe. Le dispositif de sécurité est à la hauteur de l’événement : 1 200 plots de béton (626 tonnes) et 1 500 barrières filtrent les accès au périmètre piétonnisé, où la circulation et le stationnement sont interdits du vendredi 4 septembre 19 h au lundi 7 septembre 1 h.
Nouveauté 2026 : les scènes hors des terrasses habituelles et les DJ en extérieur ne seront pas autorisés, une mesure destinée à éviter la formation de points de rassemblement fixes qui gêneraient les secours et la collecte des déchets.
Une tradition qui remonte au XIIe siècle
La Braderie puise ses racines dans la foire de Lille, attestée dès 1127 dans les chroniques du clerc Galbert de Bruges. À l’origine simple foire commerçante flamande, elle se transforme au XVIe siècle lorsque les domestiques obtiennent le droit de vendre, une fois par an, les vieux vêtements et objets délaissés par leurs maîtres — les premiers « Bradeux » de l’histoire.
Le mot « braderie » lui-même viendrait du flamand « Braden », rôtir, en référence aux marchands de volailles cuites autorisés à s’installer sur la foire dès 1446.
Moules-Frites : la grande tradition Gourmande
Impossible d’évoquer la Braderie sans parler de son plat emblématique. Les moules auraient fait leur apparition dès le XVe siècle, remplaçant le poulet rôti après une épidémie ayant décimé les volailles ; les frites, elles, ne sont venues s’y ajouter qu’à la fin du XIXe siècle. Chaque année, environ 500 tonnes de moules et 30 tonnes de frites sont englouties par les visiteurs, arrosées de bière locale.
Autre coutume bien ancrée : les restaurants et brasseries entassent leurs coquilles vides devant leur devanture tout au long du week-end, se livrant à une compétition informelle pour ériger le plus haut tas de la ville — quinze tas ont été recensés lors de l’édition 2025. Les 4 tonnes de coquilles ramassées après l’événement ne sont pas perdues : elles sont recyclées en dalles de carrelage, voire en mobilier urbain, comme les dix bancs publics installés en 2025 sur le parvis de l’hôtel de ville à partir des coquilles de l’édition précédente
Et aussi… En marge du grand vide-greniers, plusieurs rendez-vous complètent le week-end : une foire aux manèges sur l’esplanade du Champ de Mars (du 31 août au 27 septembre), des villages associatifs place de la République et Porte de Paris, un village du réemploi consacré à la seconde main, et une vente de vélos d’occasion place de la Nouvelle-Aventure.
L’accès à la Braderie reste, comme chaque année, libre et gratuit pour les visiteurs.
Sources : Lille Addict – Lille – Ville de Lille – Wikipédia – France 3 – Hauts-de-France – Marmiton – Paris Secret
Par : Mohammed CHOUAKI – Lille

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