
Par : Adel TERMECHE
Visé depuis plusieurs jours par une vague de critiques sur les réseaux sociaux, le Roi du Raï a fini par réagir. Dans un message largement relayé, Khaled réaffirme son attachement à l’Algérie et appelle à ne pas transformer la polémique en conflit entre les peuples Algérien et Marocain.
Le chanteur Khaled a rompu le silence qu’il observait depuis le début de la controverse suscitée par ses dernières apparitions publiques au Maroc. Dans une vidéo diffusée le 30 août et largement partagée sur les réseaux sociaux, l’artiste tient à clarifier sa position et à couper court aux interprétations qui circulaient à son sujet.
« Je suis avec mon pays, l’Algérie », affirme en substance le chanteur, qui souhaite mettre fin aux polémiques suscitées par ses dernières sorties publiques. Son message insiste surtout sur la nécessité de préserver l’unité et de « stopper la fitna », terme Arabe désignant la discorde et les divisions.
Une polémique nourrie par un contexte douloureux
Cette prise de parole intervient dans un contexte particulièrement sensible. L’Algérie traverse depuis plusieurs jours des incendies meurtriers qui ont touché plusieurs Wilayas du Centre et de l’Est du pays, faisant au moins douze morts et de nombreux blessés. Le Président Abdelmadjid TEBBOUNE a décrété trois jours de Deuil National à compter du jeudi 27 août.
C’est précisément dans ce contexte de Deuil National que les images de Khaled se produisant dans une ambiance festive au Maroc, lors du festival Rab’Africa à Rabat, ont resurgi et déclenché une vague d’indignation. De nombreux internautes Algériens lui ont reproché son silence face à la tragédie et l’absence de tout message de compassion envers les familles des victimes.
Les critiques les plus virulentes l’ont qualifié de « traître » ou de « renégat », certains lui reprochant d’avoir « choisi son camp ».
La polémique a également été relancée par la republication, par des internautes Marocains, d’une déclaration antérieure de Khaled faisant l’éloge du Roi Mohammed VI, qu’il désignait par le terme « Sidna » (Notre maître) — une expression jugée par certains Algériens comme un signe d’allégeance excessive.
Une fidélité Algérienne régulièrement réaffirmée
Ce n’est pas la première fois que le chanteur, installé au Maroc où il a obtenu la nationalité en 2013, se voit contraint de rappeler son attachement à son pays natal. En février 2024, déjà, à la suite d’une polémique similaire, Khaled avait affirmé que « personne » ne pouvait lui retirer sa nationalité Algérienne et qu’il resterait « toujours Algérien ».
Avec ce nouveau message, l’interprète
d’« Aïcha » et de « Didi » cherche une fois de plus à dissocier son parcours artistique, marqué par des collaborations et des apparitions régulières au Maroc, de son sentiment d’appartenance nationale.
Pour lui, la polémique ne doit ni diviser les Algériens entre eux, ni alimenter les tensions entre les deux peuples voisins.
Reste à savoir si cet appel à l’apaisement suffira à calmer une controverse devenue récurrente à chacune des apparitions Marocaines du chanteur, tant les relations entre Alger et Rabat demeurent tendues.
Sources : DIA – Bladi.net – TSA-Algérie
Par : Dr Adel TERMECHE – Villeneuve d’Ascq
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