Général Toufik : Un hommage mérité, malgré les attaques d’un « guignol » du Makhzen

Par : Abdelkader Reguig

Chaque matin, des milliers d’Algériens scrollent sur TikTok, YouTube ou Facebook et tombent sur une vidéo, un montage, une « révélation » choc. Un titre fracassant. Une accusation sans preuve. Un mensonge répété en boucle. Et pourtant, beaucoup finissent par y croire. Parce qu’à force d’être martelé, le faux finit par laisser une trace.

C’est la règle immuable de la calomnie ce que j’ai écris le 13/07/2026 : « Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ». Une maxime que Francis Bacon énonçait au XVIIe siècle, que Beaumarchais a popularisée et que Joseph Goebbels, le Ministre de la Propagande du IIIe Reich, a érigée en doctrine. Aujourd’hui, cette méthode est reprise à bas bruit, depuis des comptes anonymes, pour salir l’Algérie et ses dirigeants.

Parmi ces attaques, un pseudo-journal électronique, véritable guignol du Makhzen, « Le Canard déchaîné », se déchaîne chaque jour contre une personnalité Algérienne. Sa dernière cible en date : le General corps d’Armée Tewfik Mohamed Mediène.

Les attaques d’un « guignol » sans crédibilité

Ce Canard déchaîné, dans sa logorrhée habituelle, tente de salir l’image de l’ancien patron du DRS. Il évoque de prétendues enquêtes sur un blanchiment d’argent, des circuits dissimulés en Europe, des comptes bancaires à Genève, des propriétés de luxe sur la Côte d’Azur… Des allégations sans preuves, sans fondement, balayées par l’histoire et la carrière irréprochable du Général.

Ces attaques ne sont que des tentatives désespérées pour nuire à un homme qui a consacré sa vie à la défense de l’Algérie. Mais comme je l’ai dit à plusieurs reprises dans mon dernier article : « Le Canard déchaîné : Quand la calomnie devient une arme de guerre contre l’Algérie », il ne faut pas s’arrêter à ces inepties.

Hommage au Général Toufik : Un parcours au service de l’Algérie

Mohamed Lamine Mediène, dit « Toufik », né le 14 mai 1941 à la Casbah d’Alger, est une figure emblématique du renseignement Algérien. Son parcours est celui d’un homme qui a voué sa vie à la protection de sa patrie.

Un enfant de la révolution

Grandissant à Bologhine dans le quartier de Bab El Oued, il fréquente le lycée Guillemin (actuellement Okba Ibn Nafaâ) et est membre des Scouts Musulmans Algériens ainsi que du club Algérois de la Mouloudia historique. Très jeune, il milite au sein du PPA et du MTLD avant de rejoindre, en 1957, les rangs de la Zone Autonome d’Alger (ZAA) durant la Bataille d’Alger. Recruté par Abderrahmane Taleb, sa mission est de surveiller les mouvements des policiers Français et de faire des comptes rendus quotidiens aux responsables clandestins de la ZAA.

En 1961, il rejoint l’Armée de Libération Nationale (ALN) dans l’Est Algérien et reçoit sa première formation d’agent de renseignement au MALG, l’ancêtre de la Sécurité Militaire.

Une carrière exceptionnelle

Après l’indépendance, il suit des formations en Jordanie, à Cuba, en Yougoslavie puis en Union Soviétique où il intègre une promotion d’agents formés au KGB, connue sous le nom de               « Promotion tapis rouge ».

De retour en Algérie, il est affecté à la frontière Algéro-Marocaine avec le grade de Lieutenant, puis devient directeur régional de la Sécurité Militaire. En 1983, il est nommé attaché militaire à l’Ambassade d’Algérie à Tripoli (Libye).

Le 19 juin 1987, il est promu Chef du Département des Affaires de Défense et de Sécurité (DADS) à la Présidence de la République, où il coordonne tous les services de sécurité du pays. Le 5 décembre 1988, promu Colonel, le Président Chadli le nomme Directeur Central de la Sécurité de l’Armée (DCSA). Suite à la démission du Général Betchine en octobre 1990, il prend la tête du Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS), poste qu’il occupera pendant 25 ans, sous cinq Présidents.

Un acteur majeur de la stabilité du pays

Patron du DRS de 1990 à 2015, il est le Haut-Gradé Algérien resté le plus longtemps à son poste. Réputé très influent, considéré par certains observateurs comme le véritable Chef du régime Algérien, il a joué un rôle déterminant dans la gestion de la crise des années 1990. Le DRS, qui avait prévenu la classe politique du danger Islamiste, s’est préparé à un conflit après l’arrêt du processus électoral de 1992, marquant le début de la guerre civile. Le Général Toufik a organisé dans l’ombre la gestion de cette crise, contribuant à préserver l’unité et la stabilité du pays.

Officiellement démis de ses fonctions par la Présidence de la République le 13 septembre 2015, il est remplacé par le Général Athmane Tartag. Aujourd’hui âgé de 85 ans, physiquement affaibli par des problèmes de santé liés à l’âge et à des blessures passées, il mérite le respect et la reconnaissance de tous les Algériens.

Conclusion

Face aux attaques d’un « guignol » du Makhzen, dont les seules compétences sont la calomnie et le mensonge, il est de notre devoir de rappeler l’importance du parcours du Général Toufik. Un homme de l’ombre, un serviteur de l’Algérie, qui a consacré sa vie à la sécurité et à la stabilité de notre pays.

Les accusations sans fondement du « Canard déchaîné » ne sont que des tentatives pathétiques pour nuire à l’image d’une personnalité qui a marqué l’histoire de l’Algérie. Ne tombons pas dans le piège du doomscrolling, ne nous laissons pas distraire par ces inepties. Rendons plutôt hommage à ceux qui ont œuvré dans l’ombre pour la grandeur de notre Nation.

Que la mémoire du Général Toufik soit préservée, et que les calomniateurs soient réduits au silence par la vérité et l’histoire.

Par : Abdelkader REGUIG

Contact: orarexe@gmail.com

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