Une position claire de Berlin sur l’avenir des territoires Palestiniens

Par : Mohammed CHOUAKI

La Ministre Allemande des Affaires Etrangères, Annalena Baerbock, a réaffirmé avec force que la bande de Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est      « appartiennent aux Palestiniens » et constituent le socle d’un futur État Palestinien, tout en qualifiant tout déplacement forcé de la population Palestinienne de contraire au droit international.

Contexte et portée de la déclaration

Ces prises de position s’inscrivent dans un contexte de vives tensions régionales et de propositions controversées, notamment l’idée évoquée par l’Administration Trump de « prendre le contrôle » de Gaza et de réinstaller sa population ailleurs, projet fermement rejeté par Berlin. En répondant à ces scénarios, Baerbock a précisé que  « Gaza, tout comme la Cisjordanie et Jérusalem-Est, appartient aux Palestiniens », insistant sur le fait que ces territoires doivent rester le point de départ d’un État Palestinien viable.

Droit international et refus du déplacement forcé

Sur le plan juridique, la Cheffe de la diplomatie Allemande a mis en garde :      « L’expulsion de la population civile Palestinienne de Gaza ne serait pas seulement inacceptable et contraire au droit international. Elle engendrerait également de nouvelles souffrances et de nouvelles haines. » Elle a également souligné que l’ONU, l’Union Européenne et le G7 ont, à travers résolutions et décisions, constamment rejeté les colonies Israéliennes dans les territoires Palestiniens, rappelant ainsi le cadre normatif qui s’oppose à toute annexion ou transfert de population.

Solution à deux États : la ligne de fond Allemande

Pour Berlin, la seule issue durable reste une solution négociée à deux États, permettant « aux Palestiniens et aux Israéliens de vivre en paix, en sécurité et dans la dignité ». Baerbock a insisté sur l’impossibilité d’imposer une solution aux Palestiniens sans leur consentement, réaffirmant que « la population civile de Gaza ne doit pas être expulsée, et Gaza ne doit pas être occupée ou réinstallée de manière permanente ».

Une position récurrente et cohérente

Cette ligne n’est pas isolée : dès janvier 2024, lors d’une visite à Jérusalem, Baerbock avait déjà martelé qu’il est         « irrévocable que Gaza appartient aux Palestiniens » et qu’« ils ne doivent pas être expulsés de Gaza », tout en mettant en garde contre les appels de Ministres Israéliens d’extrême droite à une              « émigration volontaire » des Palestiniens. Plus largement, elle a régulièrement appelé à un cessez-le-feu, à la protection des civils et à un acheminement sans entrave de l’aide humanitaire, dénonçant une situation humanitaire « tragique » à Gaza.

Enjeux diplomatiques et message à la région

Au-delà du droit, la déclaration vise à envoyer un signal politique fort : refuser toute normalisation de scénarios de déplacement massif ou de contrôle extérieur durable sur Gaza, et réancrer le processus de paix dans le cadre Onusien et Européen. Pour l’Allemagne, cela signifie aussi peser au sein de l’UE et du G7 pour que les résolutions internationales ne restent pas « lettre morte », comme l’a souligné Baerbock en tant que Présidente de l’Assemblée Générale de l’ONU, en appelant à des mesures décisives sur la question Palestinienne.

Par : Mohammed CHOUAKI- Lille

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