
Par : Mohammed CHOUAKI
Il est des fonctions qui exigent plus qu’un engagement professionnel : elles demandent une disponibilité totale, souvent au prix de la vie privée, de la santé et du repos. Servir l’État, dans certaines responsabilités, signifie accepter de vivre au rythme de l’institution plutôt qu’au sien propre.
Boualem BOUALEM incarne cette figure de serviteur public. Magistrat de carrière, il a parcouru, avec rigueur et intégrité, les différents échelons de la justice : Juge, Procureur adjoint, Procureur, Procureur Général, Président de Cour, puis Conseiller à la Cour Suprême. Son parcours témoigne d’une longue fidélité à la loi, à la justice et à l’institution judiciaire Algérienne.
C’est à ce titre que le Président de la République, Abdelmadjid TEBBOUNE, l’a appelé à des fonctions de haute confiance au sein de la Présidence : Conseiller du Président à partir de 2019, puis Directeur de Cabinet de la Présidence de la République à partir de 2023, confirmé dans ce poste en janvier 2024. Ces responsabilités supposent une présence constante, une grande disponibilité et une discrétion conforme à la nature des missions confiées.

Dans un contexte où les réseaux sociaux sont devenus un espace de commentaire permanent, il est malheureusement aisé de critiquer, de soupçonner, voire de dénigrer ceux qui portent des responsabilités sensibles. Pourtant, la critique légitime des choix politiques ou administratifs ne doit jamais se confondre avec l’attaque personnelle, le dénigrement systématique ou la remise en cause gratuite de l’intégrité d’un homme public.
Un serviteur de l’État n’est pas une machine. Il a le droit, comme tout citoyen, à la fatigue, au repos, et — lorsque le destin l’impose — à la maladie. Servir le pays ne signifie pas renoncer à sa propre humanité. La dignité d’une fonction se mesure à la rigueur du travail accompli, à la constance du devoir et au sens de l’intérêt général, non à l’absence de faille humaine.
Aujourd’hui, alors que Boualem BOUALEM traverse une période de santé difficile, il convient de lui témoigner du respect et de la considération, conformément à la trajectoire qu’il a parcourue au service de l’Algérie. Qu’Allah lui accorde un prompt rétablissement, afin qu’il puisse poursuivre son œuvre au service de l’institution et de la Nation.
Il est temps que les détracteurs, qui ne trouvent d’autre porte-voix que les réseaux sociaux, apprennent à distinguer la critique constructive du dénigrement stérile. Un pays qui respecte ses serviteurs publics est un pays qui respecte ses institutions.
Par : Mohammed CHOUAKI – Lille

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