OQTF : plus de 140 laissez-passer consulaires délivrés par l’Algérie à la France en 2026

Par : Mohammed CHOUAKI

La coopération Consulaire entre l’Algérie et la France semble reprendre sur le dossier sensible des OQTF. Depuis le début de l’année 2026, plus de 140 laissez-passer Consulaires auraient été délivrés par Alger à Paris, un élément clé pour permettre l’exécution de certaines expulsions.

Les relations Franco-Algériennes restent marquées par une forte sensibilité sur les questions migratoires, en particulier celles liées aux obligations de quitter le territoire Français. Au cœur de ce dossier, les laissez-passer consulaires jouent un rôle déterminant, puisqu’ils conditionnent la possibilité de reconduire certains ressortissants vers l’Algérie.

Selon les informations publiées le 7 mai 2026, plus de 140 laissez-passer Consulaires ont été délivrés par l’Algérie à la France depuis le début de l’année. Cette évolution marque une reprise partielle de la coopération Consulaire, après plusieurs mois de tensions et de ralentissements dans l’exécution des OQTF visant des ressortissants Algériens.

Le dossier avait connu une période de blocage, dans un contexte de crispation diplomatique entre les deux pays. L’absence de laissez-passer Consulaire avait alors rendu difficile, voire impossible, l’application de nombreuses décisions d’éloignement prises par les autorités Françaises.

D’après plusieurs éléments de presse, cette reprise s’inscrit dans le cadre d’échanges techniques relancés entre les administrations des deux pays, à la suite de discussions engagées en février 2026. Si la situation ne règle pas l’ensemble des différends, elle traduit au moins une volonté de rétablir un minimum de coopération sur un sujet particulièrement sensible.

De son côté, Alger a rappelé que la délivrance de ces documents obéit à des vérifications consulaires et juridiques précises. Une position qui montre que le dossier reste encadré par des considérations administratives, mais aussi politiques, dans un climat où les questions migratoires continuent d’alimenter les tensions entre Paris et Alger.

Au-delà du chiffre avancé, cette reprise interroge sur la stabilité du dialogue entre les deux capitales. Elle confirme surtout que le dossier des OQTF demeure l’un des points les plus délicats de la relation Franco-Algérienne, à la croisée des enjeux de souveraineté, d’immigration et de diplomatie.

Par : Mohammed CHOUAKI – Lille

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