Washington prépare un plan d’attaque direct contre l’Iran

Par : Mohammed CHOUAKI

Il n’y a pas de confirmation d’un plan d’attaque direct imminent de Washington contre l’Iran au 25 février 2026.

Les États-Unis, sous Donald Trump, ont intensifié leur présence militaire dans le Golfe persique avec le déploiement du porte-avions USS Abraham Lincoln et d’autres navires, en préparation potentielle à des frappes aériennes contre des sites nucléaires Iraniens.

Ce renforcement inclut des exercices aériens et une “armada” prête à agir rapidement, comme l’a souligné Trump sur Truth Social, en référence à une précédente opération (“Midnight Hammer”) en 2025.

L’administration examine des options : frappes limitées sur le nucléaire ou campagnes plus larges visant des dirigeants Iraniens.

Israël coordonne étroitement, avec des réunions récentes du CENTCOM.

Des pourparlers ont repris début février entre Washington et Téhéran sur le nucléaire, avec des “signes encourageants” selon le Président Iranien.

Trump a donné “dix jours” pour un accord, menaçant sinon de “mauvaises choses”, mais aucune décision finale n’est annoncée.

Téhéran est en alerte maximale, promettant une “guerre totale” en cas d’attaque, avec des exercices conjoints Russie-Iran en mer d’Oman.

Des manifestations internes en Iran, réprimées violemment, servent de prétexte aux menaces Américaines.

Les cibles potentielles des frappes Américaines en Iran se concentrent principalement sur les infrastructures nucléaires et les capacités militaires stratégiques du régime.

Sites nucléaires prioritaires

• Fordo : Usine d’enrichissement d’uranium souterraine (80-90 m de profondeur), nécessitant des bombes “bunker busters” GBU-57 lancées par B-2 ou B-52 ; cible clé lors des frappes de juin 2025.

• Natanz : Principal site d’enrichissement d’uranium, déjà visé par des attaques passées.

• Ispahan : Centre de recherche nucléaire et technologie, site sensible stratégique.

Objectifs militaires

• Bases du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) et milice Bassidj (Basij), chargées de la répression interne et des missiles balistiques.

• Sites de missiles balistiques (environ 3 000 engins), souvent cachés en zones reculées.

• Infrastructure de commandement : Conseil suprême de sécurité nationale ; potentiellement élites politico-militaires pour une campagne prolongée (plusieurs semaines).

Frappes limitées sur le nucléaire ou campagnes plus larges incluant un “décapotage” du régime (ex. : Guide suprême Ali Khamenei), bien que risqué et non confirmé comme imminent.

Ces cibles visent à neutraliser le programme nucléaire et les capacités de riposte, dans un contexte de déploiement massif (USS Abraham Lincoln, F-22, Tomahawks).

L’Iran dispose de plusieurs options pour riposter à des frappes américaines, allant d’actions asymétriques à des contre-attaques directes, selon les analyses récentes de la crise américano-iranienne de 2026.

L’Iran possède un arsenal d’environ 3 000 missiles balistiques, souvent cachés en zones reculées, capables de viser des bases US au Moyen-Orient (Bahreïn, Qatar, etc.) ou des navires en mer.

Une riposte rapide et sévère pourrait inclure des salves massives contre 20 bases Américaines régionales.

Blocage du détroit d’Ormuz.

Téhéran menace régulièrement de fermer ce détroit stratégique (passage de 20% du pétrole mondial), via mines, drones ou petits bateaux rapides, perturbant les exportations énergétiques globales.

Exercices récents ont simulé cette fermeture temporaire.

Actions asymétriques

• Utilisation de drones (1 000 unités récemment déployées) et torpilles contre la flotte US (ex. : USS Abraham Lincoln).

• Activation de proxies (Houthis, Hezbollah, milices irakiennes) pour harceler Israël, bases US et alliés du Golfe.

• Cyberattaques ou représailles différées pour éviter une escalade immédiate.

L’Iran renforce ses sites nucléaires et balistiques (Tabriz, Hamadan, Shahrud) avec béton et terre, et mène des exercices conjoints Russie-Iran en mer d’Oman.Tout en promettant une “riposte écrasante et proportionnée”, Téhéran garde une porte ouverte à la diplomatie.

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