TSGP Algérie-Nigeria : Impacts Économiques Majeurs

Par : Mohammed CHOUAKI

Le projet de Gazoduc Transsaharien (TSGP), reliant le Nigeria au Niger puis à l’Algérie pour exporter du Gaz vers l’Europe, entre effectivement dans une phase concrète grâce à une relance diplomatique et technique récente.

La visite officielle du Président Nigérien Abdourahmane Tiani en Algérie les 15-16 février 2026 a officialisé le redémarrage du TSGP, avec un accord pour lancer les travaux pratiques sur le territoire Nigérien immédiatement après le Ramadan 2026. Sonatrach prendra en charge la réalisation au Niger, dans le cadre d’un rapprochement Algéro-Nigérien incluant aussi l’exploitation conjointe d’un champ pétrolier.   

Long de plus de 4 000 km (dont environ 950 km au Niger), le Gazoduc acheminera des milliards de m³ de Gaz Nigérian vers l’Algérie, pour export via le Transmed (vers l’Italie) ou en GNL. Lancé en 2009 avec un coût estimé à 10 milliards USD, il avait été relancé par un protocole en 2022 et des accords en février 2025.

Pour l’Algérie, il s’agit de renforcer son rôle de hub énergétique Euro-Africain face à la transition Mondiale, tout en sécurisant des recettes. Les défis incluent la sécurité des zones Sahéliennes, le financement (Niger fragilisé), et la concurrence (Gaz Russe, GNL Mozambicain, Mauritanie-Sénégal).

Le Gazoduc Transsaharien (TSGP) promet des retombées économiques majeures pour l’Algérie et le Nigeria en monétisant les ressources Gazières Nigérianes vers l’Europe via l’Algérie.

Le Nigeria exportera jusqu’à 30 milliards de m³ de Gaz par an, générant des recettes massives grâce à ses réserves quasi-illimitées, et diversifiera ainsi ses revenus pétroliers.

Ce projet accélère aussi le développement du tronçon Nigérian jusqu’à Kano, favorisant emplois locaux et infrastructures connexes comme la fibre optique et la route Transsaharienne.

L’Algérie consolide son rôle de hub énergétique en connectant le Gaz Nigérian à ses infrastructures (Hassi R’Mel, Transmed, Medgaz), sécurisant des droits de transit, maintenance et exportations vers l’Europe.

Sonatrach gère les travaux au Niger, créant opportunités d’emplois, transferts technologiques et recettes supplémentaires face à la transition énergétique Mondiale.

Coût estimé à 13 milliards USD, le TSGP dope l’intégration régionale mais dépend de financements stables et de sécurité Sahélienne pour rentabiliser les investissements.

Auteur/autrice

Views: 9

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *