Sommet de l’UE sur la compétitivité

Par : Mohammed CHOUAKI

Le sommet de l’UE sur la compétitivité s’est tenu le 12 février 2026 au château d’Alden Biesen en Belgique. Les dirigeants des Vingt-Sept y ont discuté des mesures urgentes pour relancer l’économie européenne face à un décrochage constaté.

Ce séminaire informel, qualifié de « retraite » par Antonio Costa, fait suite au troisième sommet de l’industrie à Anvers et s’appuie sur un rapport Deloitte montrant une stagnation ou régression de 83% des indicateurs de compétitivité depuis 2024. Les priorités incluent la simplification réglementaire, la réduction des charges administratives (25% pour les entreprises, 35% pour les PME) et la sécurisation des ressources critiques comme le lithium. Il prolonge des initiatives comme la Déclaration de Budapest de novembre 2024 et le programme de travail 2026 de la Commission, axé sur la souveraineté économique.

Mesures phares discutées

• Prix de l’énergie et marché du carbone : Réforme pour baisser les coûts électriques, divisant les États membres.

• Marché unique et capitaux : Union des marchés de capitaux pour mobiliser l’épargne vers l’investissement, et un « 28e régime » pour créer des entreprises innovantes en 48 heures partout en Europe.

• Préférence Européenne : Protection des secteurs stratégiques via des clauses favorisant les fournisseurs Européens pour les fonds publics.

• Concurrence et innovation : Adaptation des règles pour favoriser les champions continentaux, avec des actes sur l’IA, les technologies quantiques et l’économie circulaire.

Perspectives

Les Vingt-Sept se sont fixé des échéances strictes, envisageant des coopérations renforcées si le consensus bloque, comme l’a souligné Emmanuel Macron. Ce sommet s’inscrit dans une dynamique plus large, avec la « boussole pour la compétitivité » de la Commission et des priorités budgétaires 2026 pour la recherche et les PME.

Aucun sommet de l’UE sur la compétitivité n’a abouti à des mesures formellement adoptées le 12 février 2026, cet événement ayant été un séminaire informel de réflexion. Les dirigeants des Vingt-Sept se sont engagés sur des priorités et des échéances, mais sans textes contraignants ni décisions exécutoires immédiates.

Engagements principaux

Les discussions ont porté sur une simplification réglementaire ambitieuse, avec un objectif de réduction de 25% des charges administratives pour les entreprises et de 35% pour les PME d’ici fin 2026. Une « boussole de la compétitivité » sera finalisée d’ici juin 2026 pour évaluer tout nouveau texte législatif, tandis qu’un « 28e régime » simplifié permettra de créer des entreprises innovantes en 48 heures dans toute l’UE.

Sujets clivants sans accord ferme

• Énergie : Réforme du marché du carbone et baisse des prix électriques évoquées, mais divisions persistent entre États.

• Préférence Européenne : Clauses favorisant les fournisseurs UE pour les fonds publics, soutenues par Ursula von der Leyne et Emmanuel Macron, sans validation collective.

• Marchés de capitaux : Accélération de l’Union des marchés de capitaux pour réorienter l’épargne vers l’investissement productif.

Suites attendues

Les Vingt-Sept ont prévu des coopérations renforcées si le consensus bloque, avec des actes législatifs attendus au premier semestre 2026 sur l’IA, les ressources critiques et la défense industrielle. Ce cadre prolonge la Déclaration de Budapest (novembre 2024) et le budget 2026 priorisant recherche et défense.

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