
Par : Mohammed CHOUAKI
Le Salon anticolonial et antiraciste de Montreuil, organisé les 28 et 29 mars à l’occasion de la Semaine anticoloniale et antiraciste, a fait de la cause Sahraoui l’un des temps forts de son édition 2026. Dans un cadre marqué par la mobilisation contre le colonialisme, le racisme et la domination d’État, la question du Sahara Occidental est réapparue au premier plan, portée par la diaspora Sahraouie et les collectifs solidaires en France.
Une vitrine pour la cause Sahraoui
À Montreuil, l’Association de la Diaspora Sahraoui à Paris et sa région a tenu un stand largement fréquenté, offrant au public un accès direct à l’histoire du conflit, aux réalités vécues par le peuple Sahraoui et aux violations des droits humains dans les territoires occupés par le Maroc. Documents, affiches, vidéos et échanges avec des militants ont permis de sortir ce conflit de l’oubli médiatique et d’en faire un exemple concret de lutte anticoloniale encore en cours. Les organisateurs ont souligné que mettre la cause Sahraoui à l’honneur répondait à une volonté de combattre les silences et les complaisances de certains États vis‑à‑vis de l’occupation Marocaine.
Débats et conférences sur la lutte Sahraoui
Le salon a également accueilli des débats et des conférences où la question Sahraoui a occupé une place centrale. Lors d’une session intitulée « Des États en guerre contre leur peuple », Ahmedna Abdi, porte‑parole de la jeunesse Sahraoui en France, a rappelé que le processus de décolonisation du Sahara Occidental reste inachevé, malgré des décennies de promesses et de résolutions internationales. Les intervenants ont dénoncé la répression des populations, la situation des prisonniers politiques Sahraouis, la militarisation des zones occupées et l’exploitation illégale des ressources naturelles, souvent en dépit de décisions de justice Européenne.
Solidarité internationale et prolongement anticolonial
Les organisateurs du salon ont insisté sur le fait que la cause Sahraoui s’inscrit dans un ensemble plus large de luttes contre le colonialisme, le racisme et la violence d’État. Des ponts ont ainsi été créés avec des mouvements de justice sociale, de décolonisation policière et de critique des politiques migratoires discriminatoires.
Le salon de Montreuil a donc servi de plateforme pour renforcer la solidarité internationale et appeler la société civile européenne à une vigilance accrue face à la persistance de l’occupation marocaine et au silence complice de certains gouvernements.
En plaçant la cause Sahraoui au cœur de ses débats, le Salon anticolonial et antiraciste de Montreuil a rappelé que la lutte pour la décolonisation du Sahara Occidental n’est pas seulement une affaire de droit international, mais aussi un enjeu de justice, de mémoire et de solidarité pour toutes les générations engagées contre l’impunité des puissances coloniales.Par : Mohammed CHOUAKI – Lille
Views: 6