Le projet gazoduc se dirige vers sa face finale

Par : Mohammed CHOUAKI

Le projet de gazoduc transsaharien (TSGP), reliant le Nigeria à l’Algérie via le Niger pour exporter du gaz vers l’Europe, entre effectivement dans sa phase finale d’études et de préparation à la construction. Annoncé par le Ministre Algérien de l’Énergie Mohamed ARKAB le 5 février 2026, il passe du stade des études à celui de l’exécution après des accords tripartites signés en février 2025. Une réunion Ministérielle au Niger est prévue prochainement pour lancer les travaux sur les 1 800 km restants.
 
Ce gazoduc de 4 200 km, estimé à 13 milliards de dollars, aura une capacité de 30 milliards de m³/an et se raccordera aux infrastructures Algériennes existantes comme Transmed et Medgaz. Environ 60% du tracé (2 400 km) est déjà posé, principalement en Algérie et au Nigeria, avec 700 km à construire en Algérie, 1 000 km au Niger et 100 km au Nigeria.

Le cabinet Britannique Penspen actualise l’étude de faisabilité, tandis que la Banque Africaine de développement apporte un soutien technique.
 
Évoqué depuis les années 1980, le projet rivalise avec le gazoduc Nigeria-Maroc (Afrique Atlantique), mais l’Algérie met en avant sa simplicité (seulement trois pays traversés) et sa connexion directe à l’Europe pour renforcer sa position de troisième fournisseur gazier du continent. Le financement reste le défi principal, sans calendrier précis pour le début des travaux, dans un marché Européen en quête de diversification post-russe

Le gazoduc transsaharien (TSGP), sujet principal de notre discussion, traversera trois pays uniquement : le Nigeria, le Niger et l’Algérie. Il partira des champs gaziers Nigérians, traversera le Niger sur environ 1 000 km, puis l’Algérie sur 700 km pour se raccorder aux infrastructures existantes comme Transmed et Medgaz vers l’Europe.

Tracé détaillé

• Nigeria : Départ depuis les gisements, avec 100 km à construire (60% du tracé national déjà posé).

• Niger : Tracé terrestre de 1 000 km à réaliser entièrement.

• Algérie : 700 km restants à construire, intégrés au réseau gazier national pour exportation méditerranéenne.

Ce choix minimaliste (seulement trois pays) est un atout stratégique par rapport aux projets rivaux comme Nigeria-Maroc, qui en traverserait une douzaine.

Le gazoduc transsaharien (TSGP) aura une longueur totale de 4 200 km, selon les annonces récentes des parties impliquées.

Répartition par pays.

• Nigeria : Environ 841 km (dont 60% déjà posés).

• Niger : 1 000 km à construire entièrement.

• Algérie : 2 310 km (dont 700 km restants à réaliser, intégrés au réseau existant).

Cette longueur en fait l’un des plus grands projets gaziers au monde, surpassant de nombreux concurrents comme le GASBOL (3 150 km).

Le gazoduc transsaharien (TSGP) n’a pas encore de date précise de mise en service complète, les annonces récentes se concentrant sur le lancement imminent des travaux après les accords de février 2025.
 
Aucune échéance ferme n’est fixée, mais une réunion Ministérielle au Niger est prévue prochainement pour planifier la construction des 1 800 km restants. Des estimations anciennes visaient 2027, mais l’instabilité politique au Niger (coup d’État de 2023) et les études en cours repoussent probablement cette cible.
 
Le financement (13 milliards USD) reste le principal obstacle, sans calendrier publié depuis l’annonce du 5 février 2026 par le Ministre Algérien ARKAD. Le projet rival Nigeria-Maroc vise 2029 pour ses premiers tronçons, soulignant la concurrence dans la région.

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