
L’Italie a récemment réaffirmé son soutien au projet de gazoduc transsaharien, un pipeline ambitieux reliant le Nigeria à l’Algérie via le Niger pour exporter du gaz Africain vers l’Europe. Ce geste renforce la diversification énergétique Européenne face aux tensions géopolitiques actuelles.
Soutien Italien confirmé.
Le Ministre Italien de l’Environnement et de la Sécurité Energétique, Jilberto Pichetto Fratin, a exprimé ce soutien lors d’un discours à Alger, soulignant le rôle central du projet pour la sécurité énergétique de l’Europe.
L’Italie, déjà liée à l’Algérie par des pipelines existants, voit dans ce gazoduc une opportunité de consolider ses approvisionnements et de favoriser la coopération Afrique-Europe.
Contexte du projet.
Long de 4 200 km, le gazoduc transsaharien vise à transporter jusqu’à 30 milliards de m³ de gaz par an, avec un coût estimé à 13 milliards de dollars. Relancé en 2025 via des accords tripartites à Alger (impliquant Sonatrach, ses homologues Nigérian et Nigérien, et le cabinet Penspen pour une étude de faisabilité), les travaux pourraient débuter prochainement selon des annonces d’Alger, Abuja et Niamey.
La Banque Africaine de développement apporte un soutien technique, malgré des défis de financement.
Enjeux stratégiques.
Ce projet positionne l’Algérie et le Nigeria comme fournisseurs clés pour l’Europe, réduisant la dépendance au gaz Russe. Il concurrence aussi des initiatives comme le gazoduc Nigérien-Marocain et s’inscrit dans une dynamique plus large d’énergie durable, potentiellement ouverte à l’hydrogène. L’Italie émerge comme acteur pivotal, avec des liens historiques solides en Méditerranée.
La capacité prévue du gazoduc transsaharien est de 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an. Cette figure, largement confirmée dans les documents récents et les annonces officielles des pays impliqués (Algérie, Nigeria, Niger), vise à alimenter les marchés Européens via l’Algérie.
Détails techniques.
Le pipeline, d’une longueur d’environ 4 128 à 4 400 km selon les sources, transportera ce volume depuis Warri (Nigeria) jusqu’à Hassi R’Mel (Algérie), en traversant le Niger.
Des estimations antérieures mentionnaient une fourchette de 20 à 30 milliards de m³, mais le consensus actuel penche pour 30 milliards.
Cette capacité colossale (équivalente à plus du double des exportations Algériennes actuelles de gaz) renforcerait la sécurité énergétique Européenne et boosterait les exportations Nigérianes, sans recours au GNL. Le projet, coûtant environ 13 milliards de dollars, avance avec des études de faisabilité mises à jour en 2025
Le gazoduc transsaharien relie le Nigeria à l’Algérie en traversant trois pays pour un tracé total d’environ 4 128 km. Il part de Warri au Nigeria, traverse le Niger, et arrive à Hassi R’Mel en Algérie, permettant l’exportation de gaz vers l’Europe.
Tracé par pays.
• Nigeria : Environ 1 030 km, depuis le champ gazier de Warri (ou Lagos-Ibadan dans certaines variantes) jusqu’à la frontière Nigérienne, passant près de Kano au nord.
• Niger : 800 à 841 km, traversant le sud du pays via Zinder jusqu’à la frontière Algérienne.
• Algérie : Près de 2 300 km, de la frontière sud vers Hassi R’Mel au centre-nord, contournant potentiellement le Hoggar et rejoignant les infrastructures existantes comme le Medgaz ou le Transmed vers l’Europe.
Variantes et précisions.
Les longueurs varient légèrement selon les études (total parfois estimé à 4 400 km), mais le consensus récent confirme ce découpage tripartite sans autres pays. Ce tracé optimise les connexions existantes en Algérie pour une capacité de 30 milliards de m³/an.

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