Par : Leila GUIRI – Lille
La finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre le Maroc et le Sénégal restera longtemps gravée dans les mémoires. Un match à la fois extraordinaire, intense et parfois déroutant, qui a offert un grand spectacle sur le terrain, mais qui a une nouvelle fois mis en lumière un problème récurrent du football Africain « l’arbitrage controversé ».
Dès le coup d’envoi, les deux sélections ont livré un match excitant et très compétitif. Le jeu était équilibré, le rythme élevé, et chaque équipe a affiché un haut niveau tactique et technique. Le Maroc s’est distingué par son organisation et sa discipline, tandis que le Sénégal a répondu par sa puissance, sa vitesse et son expérience.
Cependant, malgré cette belle opposition, la rencontre a été rapidement ternie par des décisions arbitrales très discutables. Le fait de jeu le plus marquant reste le but refusé au Sénégal, une décision incompréhensible, d’autant plus que l’arbitre a refusé de consulter la VAR. Cette situation a provoqué l’incompréhension et la colère des joueurs, du staff et des supporters sénégalais.
À la fin du match et à la suite d’une faute commise sur un joueur Marocain dans la surface de réparation, l’arbitre a d’abord été entouré par les protestations des joueurs. Après avoir consulté la VAR, il a finalement décidé de siffler un penalty en faveur du Maroc.
À la suite de cette décision, l’équipe du Sénégal a refusé de continuer le match. Les joueurs Sénégalais ont alors quitté le terrain et sont rentrés aux vestiaires, exprimant ainsi leur désaccord et leur refus de reprendre la rencontre.
C’est alors que Sadio Mané, véritable leader et capitaine moral de cette équipe Sénégalaise, a pris ses responsabilités. Avec calme et autorité, il a convaincu ses coéquipiers de reprendre le jeu, acceptant l’idée de perdre avec dignité, comme de vrais professionnels.
Mais le football réserve parfois une justice que l’arbitrage ne garantit pas toujours. À la 94e minute, Pape Gueye a inscrit un magnifique but, marqué avec sang-froid et maîtrise, libérant tout un peuple et récompensant la détermination d’une équipe sénégalaise courageuse et solidaire.
Au final, malgré ce que beaucoup considèrent comme une complaisance arbitrale en faveur du Maroc depuis le début de la compétition, le Sénégal s’est imposé avec une victoire pleinement méritée. Une victoire du talent, du mental et de la persévérance, qui honore le football africain.
Plus largement, cette Coupe d’Afrique organisée au Maroc aurait pu être une grande réussite sportive. Les infrastructures, l’ambiance et le niveau de jeu ont été globalement satisfaisants. Mais son véritable point noir restera l’arbitrage, marqué par des décisions controversées, un usage incohérent de la VAR et un manque de transparence.
Tout au long du tournoi, plusieurs rencontres ont été entachées par des erreurs flagrantes, alimentant les soupçons de corruption au sein de certains dirigeants de la CAF et mettant en doute l’équité sportive et la crédibilité de la compétition et des institutions sportives africaines.
Au lieu de laisser le football s’exprimer pleinement, certains choix arbitraux ont influencé des résultats et créé des tensions inutiles entre équipes, joueurs et supporters. Une Coupe d’Afrique ne peut grandir ni être respectée sans un arbitrage honnête, impartial et professionnel.
Cette finale restera donc comme le symbole d’un grand match gâché par un arbitrage controversé, mais aussi comme la preuve que le vrai football finit toujours par triompher. Cette Coupe d’Afrique au Maroc restera dans l’histoire non seulement pour le spectacle offert sur le terrain, mais aussi comme un avertissement sérieux pour l’avenir.
Le football Africain mérite mieux que des polémiques, des soupçons et des décisions douteuses. Il est temps que la CAF écoute les peuples du football Africain et rende à ce sport ce qui lui appartient : la justice, le respect et la vérité sportive et son professionnalisme.
Par : Leila GUIRI – Lille



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