
Par : Mohammed CHOUAKI
L’Algérie et les Pays-Bas renforcent activement leur coopération bilatérale, s’appuyant sur une histoire diplomatique remontant au XVIIe siècle. Cette dynamique récente s’illustre par des rencontres officielles et des initiatives concrètes dans plusieurs secteurs stratégiques.
Rencontre clé d’Alger
Le 26 février 2026, l’ambassadrice Néerlandaise Elisabeth Anne Lofivema a été reçue par Azzouz Nasri, Président du Conseil de la Nation. Les deux responsables ont réaffirmé la solidité des liens historiques, notamment la première représentation Consulaire Néerlandaise à Alger en 1616, et exprimé une volonté commune de dynamiser le partenariat sous l’impulsion du Président TEBBOUNE et du nouveau Gouvernement Néerlandais.
Secteurs prioritaires
Les priorités incluent la transition énergétique (hydrogène vert), la recherche scientifique, le sport et la culture. Des programmes comme “Blue Green Zone”, lancé en septembre 2025, soutiennent les start-ups Algériennes dans l’économie bleue et verte, avec des phases d’accélération jusqu’en décembre 2026.
Contexte récent
L’Ambassadrice Anne Elisabeth Luwema (nouvelle représentante) a insisté sur l’expertise Néerlandaise en agriculture, gestion de l’eau et énergies renouvelables, qualifiant l’Algérie de “partenaire digne de confiance”. Des coopérations antérieures en agroalimentaire et entrepreneuriat (via “Orange Corners”) renforcent cette trajectoire.
L’Algérie et les Pays-Bas priorisent le partage d’expertise Néerlandaise en hydrogène vert pour soutenir les ambitions Algériennes de production et d’exportation vers l’Europe. Cette coopération s’inscrit dans une feuille de route bilatérale, avec un accent sur les projets structurants de transition énergétique.
Expertise et transfert technologique
Les Pays-Bas, pionniers en technologies d’hydrogène vert, proposent de partager leur savoir-faire pour développer des initiatives Algériennes. Cela inclut la production à grande échelle, via des énergies renouvelables comme le solaire et l’éolien, dont l’Algérie dispose en abondance.
Intégration aux corridors Européens
La collaboration vise à intégrer l’Algérie au projet SoutH2 Corridor, un pipeline de 3300 km reliant l’Afrique du Nord à l’Europe (Italie, Autriche, Allemagne). Les priorités portent sur l’étude de faisabilité pour transporter jusqu’à 4 millions de tonnes d’hydrogène vert par an d’ici 2030, en réutilisant des infrastructures gazières existantes comme Medgaz.
Objectifs stratégiques communs
L’Algérie ambitionne de couvrir 10% de la demande Européenne en hydrogène d’ici 2040, combinant hydrogène vert et bleu. Les Pays-Bas soutiennent cette vision via des discussions diplomatiques, comme l’appel entre Ministres des Affaires Etrangères en janvier 2025, et des programmes pilotes financés par des partenaires Européens
Les Pays-Bas peuvent intégrer le corridor hydrogène de l’Algérie principalement via un transfert d’expertise technologique et des partenariats stratégiques, en s’appuyant sur le projet SoutH2 Corridor. Bien que ce corridor relie initialement l’Algérie à l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne, les Néerlandais, leaders en hydrogène vert, interviennent en amont et en aval.
Partage d’expertise Néerlandaise
Les Pays-Bas proposent leur savoir-faire en production et électrolyseurs pour booster les capacités Algériennes, comme discuté lors de l’appel entre Ministres Attaf et Veldkamp en janvier 2025. Cela inclut des formations et des projets pilotes pour la production solaire alimentant le corridor.
Connexions au réseau Européen
Via leur hub portuaire de Rotterdam, les Pays-Bas peuvent recevoir l’hydrogène Algérien acheminé par SoutH2 (3 300 km via gazoducs reconvertis), puis le redistribuer en Europe du Nord. Des feuilles de route bilatérales prévoient une signature lors du comité mixte pour formaliser cela.
Investissements et entreprises
130 entreprises Néerlandaises sont intéressées pour investir en Algérie, favorisant l’export de 4 millions de tonnes annuelles d’ici 2030. L’approche combine hydrogène vert et infrastructures existantes comme Medgaz.
L’Algérie et les Pays-Bas n’ont pas encore de projets pilotes hydrogène vert bilatéralement dédiés et opérationnels à ce jour, mais des discussions avancées préparent leur implication via des initiatives pilotes élargies. Les efforts se concentrent sur le transfert d’expertise Néerlandaise pour soutenir les pilotes Algériens, dans le cadre du corridor SoutH2.
Projets pilotes Algériens pertinents
L’Algérie a lancé quatre projets pilotes pour tester les applications de l’hydrogène vert, incluant une unité semi-industrielle de 50 MW à Arzew (financée en partie par l’Allemagne à hauteur de 20 millions d’euros). Ces initiatives, présentées au sommet de Rotterdam en mai 2025 par le secrétaire d’État Yassaâ, visent la production à grande échelle et l’export via SoutH2.
Rôle potentiel Néerlandais
Les Pays-Bas, via leur expertise (électrolyseurs, hubs comme Rotterdam), proposent un soutien technique à ces pilotes, comme évoqué lors des échanges bilatéraux de février 2025. Aucune structure pilote exclusive Algérie-Pays-Bas n’est confirmée, mais 130 firmes Néerlandaises explorent des investissements pour intégrer ces tests au corridor Européen (4 millions de tonnes/an d’ici 2030).
Perspectives concrètes
Un comité mixte bilatéral, attendu en 2026, devrait formaliser des pilotes conjoints, combinant ressources solaires Algériennes et technologies Néerlandaises. Cela s’aligne sur SoutH2, reconverti à 70% d’infrastructures gaziers existantes comme Medgaz.

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