Donald Trump perd son calme face aux questions d’une journaliste de CNN

Par : Mohammed CHOUAKI

Le Président Américain Donald Trump s’en est vivement pris, lundi 17 août, à une journaliste de CNN lors d’un échange avec la presse à la Maison-Blanche. Agacé par ses questions, il lui a ordonné à plusieurs reprises de se taire, l’accusant également de diffuser de « fausses informations ».

Un échange rapidement tendu

La journaliste avait d’abord demandé au Président de réagir aux propos d’un élu démocrate mettant en cause sa proximité supposée avec une assistante. La question a provoqué la colère de Donald Trump, qui a reproché à la reporter son attitude et son insistance devant les autres journalistes présents.

« Tais-toi ! Tais-toi ! Tais-toi ! », lui a lancé le Président Américain, avant de poursuivre : « Vous êtes une personne bruyante et turbulente. » Donald Trump a ensuite demandé à la journaliste pour quelle chaîne elle travaillait.

Lorsqu’elle lui a répondu qu’elle était envoyée par CNN, le Président a immédiatement attaqué le média, qu’il accuse régulièrement de mener une couverture hostile à son égard. « Fake news », a-t-il répété, qualifiant la journaliste de « fausse reporter » et l’accusant de rapporter de fausses informations.

Une nouvelle attaque contre CNN

La scène s’est déroulée alors que les journalistes interrogeaient Donald Trump sur plusieurs sujets internationaux, notamment le dirigeant Nord-Coréen Kim Jong-un. La correspondante de CNN tentait de relancer le Président lorsqu’il l’a interrompue et lui a ordonné de nouveau de se taire.

Cette confrontation s’inscrit dans une relation particulièrement conflictuelle entre Donald Trump et CNN. Depuis son retour à la Maison-Blanche, le Président Américain multiplie les attaques contre la chaîne, qu’il accuse de partialité et de propager des informations mensongères.

La presse au cœur des tensions

Les échanges houleux entre Donald Trump et les journalistes ne sont pas nouveaux. En 2018, il s’était déjà violemment confronté au reporter de CNN Jim Acosta lors d’une conférence de presse, le qualifiant notamment de personne « horrible » et « malpolie ». L’accréditation du journaliste avait ensuite été suspendue par la Maison-Blanche avant d’être rétablie à la suite d’une procédure judiciaire.  

Les organisations de défense de la liberté de la presse dénoncent régulièrement la virulence des attaques Présidentielles contre les médias. Elles estiment que les insultes et les intimidations visant les journalistes peuvent fragiliser le débat public et exercer une pression sur le travail de la presse.

À la Maison-Blanche, ces confrontations sont toutefois assumées comme une manière de répondre aux médias jugés hostiles. Pour ses soutiens, Donald Trump refuse de se laisser imposer des questions qu’il considère comme provocatrices ; pour ses détracteurs, ses réactions témoignent d’une volonté de discréditer la presse et d’éviter les sujets sensibles.

Sources : tf1info – youtube – Ouest-France – rtl    

Par : Mohammed CHOUAKI – Lille

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