
Par : Abdelkader REGUIG
Alors que la pression migratoire orchestrée par Rabat submerge l’enclave Espagnole, une rumeur grotesque sur la famille TEBBOUNE tente désespérément de noyer le poisson (et la baleine Marseillaise) dans l’océan de la désinformation.
Le vrai sujet : le chantage migratoire Marocain
Depuis le 30 juillet 2026, Ceuta vit un cauchemar à ciel ouvert. Entre 50 000 et 60 000 migrants ont franchi la frontière en quelques jours, forçant l’armée Espagnole à sortir de ses casernes. Ce déferlement humain n’a rien d’une coïncidence météorologique : il survient dix jours après la poignée de main entre Pedro Sánchez et Abdelmadjid TEBBOUNE à Alger, scellant un accord gazier et migratoire qui a visiblement déplu aux plus hautes sphères du Maroc, d’Israël et de ses alliés.
Le scénario est connu, usé jusqu’à la corde : en mai 2021, Rabat avait déjà ouvert les vannes pour 10 000 migrants, punissant Madrid d’avoir soigné Brahim Ghali. En 2026, on remet le couvert avec une escalade d’un tout autre calibre. Des agents du renseignement Marocain infiltrés parmi la foule, une passivité policière frontalière suspecte, et un timing calé sur la fête du Trône : tout accuse une instrumentalisation d’État. Ce n’est plus une crise humanitaire, c’est une prise d’otages migratoire.
L’intox de l’été : le « dauphin » fantôme et la notice rouge imaginaire
Mais voilà que, comme par magie, alors que les projecteurs du monde entier braquent Rabat, une « blague de comptoir » enclanché par le Clown du canard déchaîné enflamme les réseaux sociaux. Sous couvert d’un pseudo article satirique (que certains, trop crédules, prennent pour argent comptant), on nous ressort le vieux fantasme du « fils TEBBOUNE traqué par Interpol ».
Arrêtons-nous cinq secondes sur cette farce grossière. Le parquet financier Français qui émet soudainement un mandat d’arrêt international contre Khaled TEBBOUNE ? Une notice rouge d’Interpol qui ne figure dans aucun registre officiel ? Des « 196 pays » prêts à menotter le fils du Président dès qu’il mettra un pied hors d’Algérie ? Cette histoire est aussi étanche qu’une passoire et aussi crédible qu’une météo annonçant de la neige à Alger en plein mois d’août.
Aucune source judiciaire Française, aucune dépêche officielle d’Interpol (dont le siège est à Lyon, pas dans un roman d’espionnage) ne corrobore ces élucubrations. Ce n’est pas une enquête, c’est un soap opéra géopolitique écrit sur un coin de table par des « analystes » de pacotille du Canard déchaîné
Pourquoi cette fumisterie aujourd’hui ?
Simple comme un coup de menton : détourner l’attention. Pendant que le Maroc est pris la main dans le sac en train de transformer les migrants en armes de destruction diplomatique contre l’Espagne, les officines de désinformation activent le mode « panique à bord ». Plutôt que d’assumer le chantage exercé aux portes de l’Europe, on invente une crise dynastique Algérienne.
C’est le même procédé que la fable de la baleine ayant détruit le port de Marseille : un récit tellement gros qu’il écrase le réel, mais suffisamment agité pour que les esprits naïfs s’y accrochent. Accuser Alger d’un complot dynastique imaginaire pour dissimuler les preuves accablantes de l’implication Marocaine dans la crise de Ceuta, c’est du grand art du camouflage médiatique.
La réalité est plus prosaïque, mais bien plus grave
L’Algérie n’est pas une propriété familiale, et tenter de faire passer un homme inexistant dans les fichiers d’Interpol pour un successeur automatique relève du pur fantasme. Pendant que l’on s’écharpe sur un supposé « dauphin », Rabat, lui, agit en vrai stratège : il menace la souveraineté d’un Pays membre de l’UE, teste la solidarité Européenne et se joue des vies humaines comme d’un pion sur un échiquier.
Alors, gardons le cap. La seule « quatrième dimension » ici est celle du mensonge d’État Marocain, maquillé en blague de saison. Ceux qui veulent vraiment comprendre la géopolitique du Maghreb feraient bien de regarder du côté de Ceuta, et non de se perdre dans les couloirs poussiéreux d’une rumeur estivale aussi vide que les promesses d’un marchand de sable. La pression migratoire est une arme ; la rumeur sur Khaled TEBBOUNE n’est qu’un leurre pour crédules.
Contact: orarexe@gmail.comPar : Abdelkader REGUI
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