
Par : Mohammed CHOUAKI
La Fédération Française de Football (FFF) a officialisé, mardi 28 juillet 2026, la nomination de Zinédine Zidane comme Sélectionneur de l’équipe de France, mettant fin à plus d’un an de spéculations et à près de trente ans de rêve pour l’ancien N.10 des Bleus. À 54 ans, le Ballon d’or 1998 succède à Didier Deschamps, dont le mandat de Quatorze ans s’est achevé après la Coupe du Monde 2026, marquée par une demi-finale perdue face à l’Espagne et une petite finale remportée contre l’Angleterre.
Un choix logique, une attente de longue date
Zinédine Zidane avait déjà exprimé à plusieurs reprises son « envie » et sa « motivation » à diriger un jour les Bleus, tout en précisant qu’il ne voulait pas précipiter les choses ni prendre le poste « n’importe comment ». Son profil, forgé par une carrière de joueur d’exception (Champion du Monde 1998, Champion d’Europe 2000, Ballon d’Or 1998) et par un palmarès d’entraîneur hors norme au Real Madrid (trois Ligues des Champions consécutives entre 2016 et 2018), en faisait le successeur naturel de Deschamps aux yeux d’une grande partie du milieu footballistique Français.
Après son départ du Real en 2021, Zidane avait refusé plusieurs offres prestigieuses, en France et à l’étranger, expliquant vouloir attendre le « bon moment » et le « bon projet ». Dans sa première conférence de presse à la tête des Bleus, il a confié avoir « tout refusé pour vivre ce moment », qualifiant sa nomination de « rêve de 28 ans devenu réalité ».
Un contrat jusqu’en 2030, un projet sur trois grands tournois
Zidane a signé un contrat de quatre ans, courant jusqu’à mi‑2030, couvrant ainsi :
• les qualifications et la phase finale de la Ligue des Nations ;
• l’Euro 2028 ;
• la Coupe du monde 2030, qui se disputera en partie en Europe (Espagne, Portugal, Maroc) et en Amérique du Sud (Argentine, Paraguay, Uruguay).
Son mandat débutera officiellement le 1ᵉʳ août 2026, avec une première échéance le 25 septembre en Turquie, puis des matchs contre la Belgique (deux fois) et l’Italie en octobre, dans le cadre de la Ligue des Nations.
Un staff bâti sur la confiance et la fidélité
Si la composition définitive du staff n’est pas encore entièrement dévoilée, plusieurs noms sont déjà confirmés ou fortement pressentis :
• David Bettoni, son ancien adjoint au Real Madrid, devrait retrouver un rôle de bras droit ;
• Hamidou Msaidie, autre collaborateur de confiance de l’époque Madrilène (rééducateur, préparateur physique, appui psychologique), est également attendu dans l’encadrement.
Zidane a insisté sur l’importance d’un groupe soudé, d’une « famille » technique partageant sa vision du jeu et sa conception du management, entre exigence collective et gestion individualisée des joueurs.
Une nouvelle ère pour les Bleus : entre héritage et renouvellement
Zidane hérite d’une génération talentueuse, emmenée par des cadres ayant vécu la Coupe du monde 2026, mais aussi de jeunes talents en pleine émergence. Il a souligné la nécessité de « construire une équipe qui ait du caractère, de la technique et de l’intelligence collective », sans renier l’héritage de Deschamps, mais en imposant progressivement sa propre patte tactique et son style de jeu.
Sa première conférence de presse a été marquée par une émotion palpable : l’ancien International a pleuré en évoquant son parcours, sa fierté de servir le maillot bleu, et sa conscience du poids de l’histoire. Pour lui, diriger les Bleus n’est pas seulement un aboutissement personnel, mais une responsabilité : « Porter ce maillot, c’est porter la France. Je sais ce que ça représente. »
Enjeux et défis : entre pression, attentes et reconstruction
Les défis sont multiples :
• Relancer la dynamique après la déception de la demi-finale perdue face à l’Espagne ;
• Gérer la transition générationnelle, avec le départ programmé de certains cadres et l’arrivée de nouveaux talents ;
• Imposer un style de jeu à la fois exigeant, offensif et maîtrisé, reflet de sa philosophie footballistique ;
• Faire face à la pression médiatique et populaire, dans un Pays où le football est un sujet national, presque politique.
Zidane le sait : son nom seul suscite des attentes énormes. Mais il a assuré être prêt : « J’ai attendu ce jour. Je suis prêt. On va travailler, avancer, et essayer de faire gagner la France. »
Une nomination historique : Zidane, deuxième Ballon d’Or sélectionneur des Bleus
Avec cette nomination, Zinédine Zidane devient le deuxième Ballon d’Or de l’histoire à entraîner l’équipe de France, après Michel Platini dans les années 1980. Un symbole fort, qui marque l’entrée des Bleus dans une nouvelle ère, entre nostalgie glorieuse et ambitions renouvelées.
Pour la France, c’est aussi l’assurance d’avoir à la tête de sa sélection un homme qui connaît intimement le poids du maillot bleu, la pression des grands tournois, et l’exigence de la victoire. Pour Zidane, c’est l’aboutissement d’un parcours unique : joueur légendaire, entraîneur d’exception, désormais sélectionneur d’une nation qui l’attendait depuis longtemps.
Par : Mohammed CHOUAKI – Lille

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