
Par : Abdelkader REGUIG*
1. Une entité fantoche au service d’un agenda hostile : l’heure de la riposte a sonné
Depuis plusieurs mois, une officine numérique répondant au nom de « Le Canard déchaîné » s’érige en faux contre-pouvoir médiatique. Derrière cet habillage qui singe la satire Française se dissimule un compte au statut volontairement opaque, dont les productions sont artificiellement attribuées à une prétendue intelligence artificielle. Il ne s’agit pas d’un média, mais d’un outil de subversion, d’une machine à faux-semblants pilotée par des intérêts du Makhzen
Face à cette offensive caractérisée, une question s’impose avec urgence : pourquoi le Ministère de l’Information, qui dispose de tous les leviers légaux, médiatiques et financiers, tarde-t-il à activer le principe de réciprocité ? L’Algérie possède des journalistes intègres, des moyens techniques solides et surtout une vérité légitime à défendre. Pourtant, elle subit encore trop souvent, là où elle devrait anticiper, frapper et démasquer.
Cette galaxie de plateformes sans visage, dont « Le Canard déchaîné » est le fer de lance, se pare de l’étendard de l’investigation alternative pour mieux échapper à toute contrainte déontologique et juridique :
-Aucune direction de publication officiellement enregistrée ;
-Aucune adresse physique identifiable, les rendant de fait insaisissable pour la justice ;
-Une liberté de ton complice du mensonge, mêlant enquêtes orientées, intox et affirmations sans fondement, en totale infraction avec les règles élémentaires de la profession.
Ces entités ne sont pas des médias : ce sont des armes de diversion massive. Elles exploitent la viralité des réseaux sociaux pour imposer des pseudo-révélations que la presse sérieuse, soumise à la loi, ne saurait relayer sans preuves. Leur unique but est de saper la confiance des citoyens et d’affaiblir nos institutions par la suspicion systématique.
2. Cible prioritaire : le Général Chanegriha, l’homme qui dérange le Makhzen
Pourquoi cette armée numérique, clairement inféodée au Makhzen, s’acharne-t-elle avec une telle constance sur le Général Saïd Chanegriha, Chef d’Etat-Major de l’ANP ? La raison est criante : son engagement, son efficacité et sa vision stratégique sont un obstacle insurmontable aux desseins de nos adversaires.
-À son âge le Général Chanegriha déploie une énergie et une présence sur le terrain que bien des Ministres devraient envier.
-Il quadrille les frontières, notamment dans les zones sensibles où il mène une guerre sans merci contre les trafiquants de drogue – kif, ecstasy, MDMA – qui prospèrent sous la protection du Makhzen.
-Cette traque implacable et ses succès répétés menacent directement les réseaux occultes qui se nourrissent de l’ombre et du chaos.
C’est donc tout naturellement que ces mercenaires de la désinformation, agissant sur ordre du Makhzen, ont monté une campagne macabre pour salir l’homme qui incarne la résilience de l’Algérie. Discréditer le Chef d’Etat-Major, c’est tenter d’affaiblir toute la chaîne de commandement nationale. Ils n’y parviendront pas.
3. Les « fausses enquêtes » Européennes : un scénario éculé, une manœuvre éhontée
Comme je l’avais dénoncé dans ma contribution du 13 juillet 2026, ce procédé n’a rien de nouveau. Il suit une trame grossièrement rodée :
« De soi-disant enquêtes financières Européennes accusaient le Général Chanegriha d’avoir détourné 820 Millions de Dollars du budget militaire pour des investissements mirifiques en Espagne – Costa Del Sol, Alicante – et pour des comptes Suisses, le tout pour préparer un exil doré. »
Ces allégations, reprises en boucle par les relais du Makhzen, visent à inoculer le poison du doute sur l’intégrité des hauts responsables algériens. Mais qu’on se le dise : à ce jour, aucune pièce, aucun document bancaire, aucune preuve tangible n’a été produite. Rien que du vent, de la manipulation et un mépris affiché pour la vérité.
La seule certitude, la seule vérité avérée, est que cette campagne s’inscrit dans une stratégie de déstabilisation globale, ourdie par le Makhzen et ses affidés. Nous ne nous laisserons pas intimider par ces manœuvres grossières.
4. Contre-offensive : les vérités qui ébranlent le palais Marocain
L’Algérie n’a nul besoin de recourir aux fake news ou aux deepfakes pour répondre. La simple vérité, patiemment documentée et corroborée par des investigations étrangères sérieuses, suffit à déstabiliser nos détracteurs.
Ainsi, des fuites et des rapports financiers récents mettent au jour une situation pour le moins explosive au sein du Royaume Chérifien :
-Une lutte de succession feutrée mais impitoyable opposerait Lalla Hasna, sœur du Roi, et Lalla Selma, mère de l’héritier présomptif, sous l’arbitrage d’André Azoulay, véritable éminence grise et maître du jeu politique Marocain.
-Le rôle de la France, via son Président, serait de garantir la pérennité du Sultanat, en vertu d’accords tacites hérités d’un passé colonial jamais totalement assumé.
-Lalla Hasna, dite la « Princesse Verte », prêche l’écologie en public mais se serait offert une villa à 11 Millions de Dollars à Londres grâce à son compte aux îles Vierges, comme l’ont révélé les Pandora Papers. Cette « première dame » de facto, dont l’image de militante sociale volerait en éclats, cristallise les contradictions d’un Palais qui n’a ni confirmé ni infirmé ces informations.
La vérité est implacable : elle n’a pas besoin d’artifices pour faire vaciller les impostures.
5. Conclusion : la transparence comme rempart, la fermeté comme doctrine
La désinformation est une arme de déstabilisation massive. Elle prospère dans le silence et la complaisance. Face à elle, notre réponse doit être claire, rapide et institutionnelle. La vigilance collective, l’esprit critique et une communication d’État crédible sont nos meilleures défenses.
Mais au-delà de la défense, il est temps d’adopter une posture offensive.
« La rumeur recule toujours devant une vérité dite avec transparence et rapidité. »
Et si l’Algérie voulait réellement nuire à son voisin, elle n’aurait pas à se salir les mains avec des rumeurs. La vérité, que nous laissons éclater au grand jour, suffit amplement à révéler les fragilités et les hypocrisies de ceux qui s’érigent en juges. Le Makhzen n’a qu’à bien se tenir : la lumière finit toujours par aveugler ceux qui manipulent les ombres.
* Ancien Sénateur. Membre du Front de libération Nationale, témoin engagé des batailles de la souveraineté. »
Contact : orarexe@ gmail.com
Par : Abdelkader REGUIG
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