Algérie : la BAD débloque 878 Millions de Dollars pour accélérer le rail vers le Sud

Par : Mohammed CHOUAKI

La Banque Africaine de Développement (BAD) a approuvé un financement de 878,09 Millions de Dollars pour la deuxième phase de la ligne ferroviaire Laghouat–Ghardaïa–El Meniaa, un maillon stratégique du futur corridor reliant le nord de l’Algérie au Sahara. Cette enveloppe doit permettre de poursuivre un projet présenté comme l’un des plus structurants du Pays en matière de transport et d’intégration territoriale.

Le Conseil d’Administration de l’Institution Panafricaine a donné son feu vert le 13 juillet à Abidjan, selon le communiqué de la BAD. Le financement concerne la réalisation du tronçon Ghardaïa–El Meniaa, long de 230 kilomètres, ainsi que des aménagements complémentaires et un appui au renforcement institutionnel.

Un axe stratégique pour le Sud

Inscrite dans le futur corridor ferroviaire transsaharien, cette ligne doit relier à terme Alger à Tamanrasset, avec une ambition claire : améliorer la connectivité entre le Nord et le Sud du Pays et soutenir l’ouverture économique des régions Sahariennes. La BAD souligne que ce projet s’inscrit dans une logique d’intégration régionale et de développement des échanges continentaux.

Le programme global de 495 kilomètres relie Laghouat, Ghardaïa et El Meniaa. La deuxième phase financée par la BAD se concentre sur l’axe Ghardaïa–El Meniaa, considéré comme déterminant pour la continuité du chantier.

Un projet déjà engagé

Ce nouvel appui financier intervient après une première enveloppe accordée fin 2025 pour lancer la première phase du projet ferroviaire. Des sources spécialisées indiquaient alors un financement de 747 Millions d’Euros pour la première tranche Laghouat–Ghardaïa–El Ménéa, ce qui confirme la montée en puissance du partenariat entre l’Algérie et la BAD dans le secteur ferroviaire.

Selon les éléments disponibles, la mise en œuvre du projet relève du Ministère des Travaux Publics et des Infrastructures de Base, à travers l’Agence Nationale d’Etudes et de Suivi de la Réalisation des Investissements Ferroviaires (ANESRIF).

Enjeu économique et territorial

Au-delà des rails, le projet porte un enjeu économique majeur : réduire les contraintes logistiques, désenclaver le Sud et créer une colonne vertébrale pour de futurs flux de marchandises et de voyageurs. Dans la vision présentée par la BAD, la ligne ferroviaire doit aussi renforcer le rôle de l’Algérie comme hub de liaison entre l’Afrique du Nord et l’espace Sahélien.

Ce financement confirme enfin l’intérêt croissant des bailleurs Africains pour les infrastructures ferroviaires, perçues comme un levier plus durable et plus structurant que les seules infrastructures routières. La BAD a d’ailleurs renforcé ces dernières années ses interventions dans plusieurs projets ferroviaires sur le continent.

Proposition de chapeau

La Banque Africaine de développement a approuvé un financement de 878,09 Millions de Dollars pour la deuxième phase de la ligne ferroviaire Laghouat–Ghardaïa–El Meniaa, un projet clé du futur corridor Transsaharien Alger-Tamanrasset.

Par : Mohammed CHOUAKI

Auteur/autrice

Views: 5

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *