
Par : Mohammed CHOUAKI
Le Président Abdelmadjid TEBBOUNE a approuvé la création d’un Haut Conseil dédié aux scientifiques et experts Algériens établis à l’étranger, une instance rattachée à la Présidence et dotée d’autonomie financière et administrative, destinée à structurer la contribution de la Diaspora au développement national.
Le Conseil des Ministres, réuni récemment sous la présidence d’Abdelmadjid TEBBOUNE, a validé la mise en place d’un organe consultatif de « haut rang » chargé de mobiliser les compétences Algériennes de l’étranger au service de la recherche, de l’innovation et des politiques publiques. L’initiative marque un tournant institutionnel dans la relation entre l’État et une Diaspora qualifiée jusqu’ici dispersée.
Contexte et genèse
Depuis plusieurs années, chercheurs, ingénieurs et universitaires d’origine Algérienne interviennent dans des projets internationaux, souvent sans cadre formel de coopération avec les institutions nationales. Face à la « guerre des talents » Mondiale et à la nécessité d’accélérer la modernisation scientifique, l’exécutif a décidé d’institutionnaliser ce lien en créant un Haut Conseil placé sous la tutelle de la Présidence de la République et doté d’une autonomie administrative et financière.
Missions annoncées
Les missions annoncées de la nouvelle instance sont multiples : référencer et fédérer les compétences, proposer des orientations et politiques publiques en matière de recherche et d’innovation, faciliter les partenariats entre laboratoires étrangers et structures Algériennes, et mettre en place des mécanismes de transfert technologique et de mentorat pour les jeunes chercheurs. L’objectif déclaré est de transformer le capital humain expatrié en levier opérationnel pour le développement national.
Organisation et gouvernance
Selon les communiqués officiels, le Haut Conseil réunira des « sommités Algériennes connues à travers le monde » et des représentants des institutions nationales. Les détails sur les modalités de nomination, la composition exacte, la durée des mandats et les modalités de gouvernance n’ont pas encore été précisés ; ces éléments seront déterminants pour garantir la crédibilité scientifique et l’indépendance effective de l’organe.
Réactions de la Diaspora et acteurs locaux
Plusieurs organisations de la communauté Algérienne à l’étranger ont salué l’initiative comme une avancée notable, y voyant la reconnaissance d’un potentiel longtemps sous-exploité. Du côté des universités et des centres de recherche nationaux, l’accueil sera conditionné par des garanties concrètes : budgets stables, transparence des appels à projets, protection de la propriété intellectuelle et modalités claires de collaboration.
Enjeux politiques et symboliques
Le rattachement direct à la Présidence confère au dispositif une forte dimension politique et stratégique : il s’agit pour l’État d’afficher sa volonté de consolider un lien avec ses élites dispersées. Cette haute visibilité est un atout pour mobiliser rapidement des compétences, mais pose aussi la question de l’autonomie des décisions scientifiques face aux intérêts politiques.
Risques et conditions de succès
La transformation d’une annonce en résultats tangibles dépendra de facteurs opérationnels : clarté des missions, gouvernance crédible, moyens financiers effectifs et dispositifs concrets (plateforme de mise en relation, appels à projets, programmes de mobilité courte). Sans ces garanties, le Haut Conseil risque de rester symbolique, reproduisant des consultations sans suivi ni retombées concrètes.
Actions immédiates recommandées
Pour donner un démarrage rapide à l’instance, le Gouvernement pourrait lancer une cartographie des compétences, ouvrir un premier appel à projets coopératifs, créer une plateforme numérique de mise en relation et subventionner des programmes pilotes (chaires mixtes, visites courtes, incubateurs universitaires). Ces mesures permettraient de produire des résultats visibles dans les 12 mois et de crédibiliser l’initiative.
Encadré — Calendrier possible (suggestion rédactionnelle)
• 0–3 mois : constitution d’un comité provisoire et lancement d’une cartographie initiale des compétences.
• 3–6 mois : premier appel à projets pour partenariats recherche‑industrie.
• 6–12 mois : mise en ligne d’une plateforme de mise en relation et lancement des premières chaires mixtes.
Citations suggérées
• Porte‑parole gouvernementale : « Il s’agit de valoriser nos compétences où qu’elles se trouvent et de les articuler aux priorités nationales. »
• Représentant d’une association de la diaspora : « Nous attendons des projets concrets, pas seulement des déclarations. »
• Un chercheur de la Diaspora (provisoire) : « La flexibilité (missions courtes, coopération à distance) sera la clé pour s’engager sans sacrifier nos carrières à l’étranger. »
La création du Haut Conseil de la Communauté Scientifique Nationale à l’Etranger constitue une étape importante pour l’Algérie dans sa quête de modernisation par le savoir. À condition d’être dotée d’une gouvernance crédible, de moyens durables et d’un pilotage transparent, cette institution peut transformer la dispersion des compétences en un atout stratégique pour la recherche, l’innovation et le développement.
Par : Mohammed CHOUAKI – Lille
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Madame, Monsieur,
Je suis particulièrement intéressé par la création du Haut Conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger, qui constitue une initiative importante en faveur du rapprochement et de la mobilisation des compétences scientifiques de la diaspora.
Scientifique de formation et haut fonctionnaire en France dans le domaine de l’enseignement supérieur, je souhaite vous faire part de mon intérêt pour cette démarche et pour une éventuelle intégration au sein de cette instance.
Cette initiative représente une belle opportunité de contribuer au rayonnement scientifique national et au renforcement des liens entre les chercheurs et les institutions.
Monsieur Hamadouche HACINE , ancien fonctionnaire, écobiologiste, spécialiste en écologie, géographe, aménagiste attaché de recherche clinique, je trouve que cette initiative est particulièrement intéressante. Elle témoigne d’une volonté de renforcer les liens avec la communauté scientifique algérienne établie à l’étranger. En espérant que ce conseil favorisera des échanges constructifs, valorisera les compétences de notre diaspora et contribuera concrètement au développement de la recherche, de l’innovation et du progrès scientifique, au bénéfice de l’Algérie.