Détournement médiatique et guerre par procuration : Quand l’Algérie fait face à la dérive morale du Makhzen

Par : Abdelkader REGUIG

1. 2021, un premier avertissement : l’affaire Noureddine Boukrouh

Dès le début du mandat du Président Abdelmadjid TEBBOUNE, des voix locales vassalisées se sont élevées pour critiquer ouvertement sa politique. L’ancien Ministre Noureddine Boukrouh a multiplié les interventions médiatiques hostiles.

Le 29 juin 2021, une tribune intitulée « Réponse à M. Nouredine BOUKROUH », signée par Abdelkader REGUIG, est publiée dans Le Quotidien d’Oran et sur le site La Patrie News. L’auteur y défend la légitimité du pouvoir en place. Un autre article du même journaliste, « Noredine BOUKROUH ou la trahison d’un ancien Ministre », renforce cette position.

2. Une escalade inédite et des « vassalisés » Algériens (mai 2026)

Avec le temps, d’autres personnalités — Algériennes mais alignées sur des agendas étrangers — sont entrées en lice : Zitout, Amir Dz, et récemment Aboud Hichem. Depuis le 15 mai 2026, ce dernier s’en prend directement à la famille Présidentielle.

Il a été démontré que la photo diffusée par Aboud Hichem était un montage réalisé par intelligence artificielle, relayé par le journal Marocain L’Afrique Adulte.

« Quand le débat politique abandonne les idées pour sombrer dans les montages, la calomnie et les atteintes à la dignité des femmes, ce n’est plus de l’engagement. C’est une dérive morale. »

3. Rabat, plateforme anti-Algérienne

Depuis plusieurs années, des médias et influenceurs basés à Rabat ou à l’étranger, proches des cercles décisionnels Marocains et financés par le Makhzen, mènent des attaques quasi quotidiennes contre l’Algérie. À leurs côtés, des Algériens « vassalisés » servent de relais.

Parallèlement, certaines organisations nationales, comme l’UNSTA (Union Nationale des Scientifiques et Technologues Algériens), pourtant fer de lance de l’Algérie dans les instances internationales (ingénieurs Arabes, Méditerranéens, Mondiaux), sont empêchées de fonctionner. Malgré un congrès régulier organisé le 3 avril 2021 — en pleine période Covid, avec toutes les autorisations nécessaires (Présidence, Wilaya d’Alger) — aboutissant à l’élection d’un nouveau conseil paritaire et favorable au programme des 54 engagements du Président, le Ministère de l’Intérieur n’a toujours pas renouvelé l’agrément de l’Union.

Beaucoup ont écrit que La Patrie News et Abdelkader REGUIGg constituent le « rempart éloquent des institutions Algériennes ».

Cette hostilité systématique s’apparente à une guerre médiatique par procuration, servant des objectifs régionaux : déstabiliser l’image de l’Algérie, et faire pression sur des dossiers sensibles (Sahara Occidental, alliances régionales).

4. L’Algérie, une retenue stratégique… qui a ses limites

Face à ce déferlement, le Ministère Algérien de la Communication observe une grande retenue. Une posture louable à court terme, mais qui interroge : « Sans l’aide de l’État, ces journaux électroniques étrangers pro-Algériens ne pourront pas survivre face au lobbying Marocain. »

Officiellement, l’Algérie défend des positions de principe : Soutien au droit à l’Autodétermination du peuple Sahraoui, refus d’être entraînée dans des guerres par procuration. Pourtant, face à une stratégie d’usure médiatique et à une menace militaire croissante, l’inaction pourrait être perçue comme une faiblesse.

5. Une question qui fâche : le Maroc peut-il réellement soutenir une confrontation ouverte ?

Tous les indicateurs d’experts montrent un écart significatif entre les capacités militaires et économiques des deux pays. Une confrontation ouverte avec l’Algérie serait extrêmement coûteuse pour le Maroc, et risquée pour sa propre stabilité interne.

6. Rabat, plateforme pour des comptes venus du Moyen-Orient

Le plus préoccupant est la transformation de Rabat en plateforme de règlements de comptes venus du Moyen-Orient, via une convergence d’intérêts avec certaines capitales du Golfe. Cette dynamique menace d’embraser le Maghreb avec des conflits étrangers aux peuples de la région.

Conclusion : l’Algérie ne se laissera pas entraîner

Dans ce contexte, l’Algérie maintient son refus d’entrer dans cette logique destructrice. Ses objectifs : préserver un équilibre maghrébin fragile, défendre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, et rester à l’écart des guerres par procuration.

Contact : orarexe@ gmail.com

Par : Abdelkader REGUIG – Oran

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