
Par : Abdelkader REGUIG
Derrière l’annonce d’un mémorandum pour la paix avec l’Iran, Washington et Jérusalem jouent une partition dissonante. Selon des fuites diplomatiques, Netanyahu chercherait à échapper à ses ennuis judiciaires en enflammant la région, tandis que Trump voudrait surtout rouvrir le détroit d’Ormuz. Plusieurs analystes crient à la « Dérive Mondiale ».
1. Un accord sous conditions maximalistes
Le 18 mai 2026, Donald Trump a déclaré sur son réseau Truth Social qu’un mémorandum d’entente avait été « Largement Négocié » avec l’Iran, sous médiation indirecte. Le texte prévoirait :
-Démantèlement Nucléaire total : fermeture de tous les sites d’enrichissement, évacuation hors d’Iran des matières fissiles.
-Levée du blocus naval Américain en échange d’une réouverture garantie du détroit d’Ormuz.
-Liberté d’action militaire pour Israël au Liban, en Syrie et contre les « Mandataires » Iraniens.
De son côté, Benyamin Netanyahu a salué « une avancée historique », tout en précisant que l’accord final ne saurait tolérer « la moindre capacité Nucléaire Iranienne ».
« Une fois de plus, on cherche des poux pour attaquer l’Iran », commente un diplomate Européen sous couvert d’anonymat.
« Chaque clause est conçue pour être inacceptable par Téhéran. C’est une porte ouverte à la guerre, pas à la paix. »
2. L’envers du décor : Netanyahu coincé, Trump ironise
Plusieurs fuites de diplomates Occidentaux et du Golfe, relayées par Reuters et Axios (éditions du 17-18 mai 2026), révèlent des tensions explosives :
-Buts de guerre contradictoires : Trump veut sortir du bourbier économique et maritime ; Netanyahu pousse toujours pour un soi-disant changement de régime à Téhéran et l’élimination physique des proxies (Hezbollah, Houthis, milices Irakiennes).
-Israël marginalisé : Netanyahu aurait reconnu devant ses proches qu’il n’a « pratiquement aucune marge de manœuvre » face à la Maison-Blanche. Les négociations directes avec l’Iran se sont faites sans Israël.
-Moquerie Présidentielle : Trump aurait ironiquement confié à des journalistes : « Netanyahu est un homme très bon, il fera tout ce que je veux qu’il fasse » (source : Politico, 18 mai).
Selon mon analyse : « Netanyahu cherche à créer le chaos pour s’éviter la prison en Israël. La liberté de bombarder le Liban et d’attaquer l’Iran, c’est le programme d’un homme acculé. »
3. « Nous allons tout droit vers la troisième guerre Mondiale »
L’analyse que nous faisons sur la base des alertes connues dresse une liste implacable des conséquences si l’accord actuel est imposé ou si les provocations continuent.
Si le détroit d’Ormuz est bloqué, l’Iran fermerait cette artère pétrolière Mondiale, provoquant une envolée des prix du brut. La Chine, dont 40 % des importations énergétiques transitent par ce détroit, serait alors contrainte d’intervenir militairement pour sécuriser ses approvisionnements. Ce serait l’entrée en scène directe de Pékin dans le conflit.
Les Émirats Arabes Unis, et tout particulièrement Dubaï, deviendraient des cibles prioritaires des missiles Iraniens ou des Houthis. Je prédis que « Dubaï ne sera plus ce qu’elle est aujourd’hui », par la destruction de ses infrastructures économiques et touristiques.
Israël, de son côté, n’a pas les capacités logistiques pour soutenir une guerre d’usure régionale prolongée sur plusieurs fronts (Liban, Syrie, Irak, Yémen). « Ce sera la fin de son existence. » Une guerre totale au Moyen-Orient provoquerait des migrations massives, l’effondrement des monarchies du Golfe, une intervention Turque et la rupture des accords d’Abraham.
« Aujourd’hui, je tire la sonnette d’alarme. Demain, il sera trop tard. »
4. La Chine cette fois va agir
Jusqu’ici discrète, Pékin suit la situation de très près. J’affirme que l’approvisionnement énergétique Chinois est en danger immédiat si le détroit d’Ormuz est bloqué. Pékin a déjà discrètement renforcé sa présence à Djibouti et au Gwadar Pakistanais.
« Les États-Unis et Israël jouent avec le feu », commente un expert proche de l’institut Chine-Monde (Pékin).
« Si le détroit est bloqué, ce ne sera pas seulement une guerre régionale – ce sera un choc global. La Chine n’aura pas le choix. »
5. Conclusion : l’urgence d’un holà
Les « vrais décideurs Américains » – probablement le Pentagone et certains sénateurs – ont encore la possibilité de freiner l’escalade. Mais le temps presse. D’après des sources diplomatiques Israéliennes, Netanyahu pourrait déclencher une opération préventive dans les quinze jours s’il estime que l’accord n’enterre pas définitivement le programme Nucléaire Iranien.
« Il faut croire que Netanyahu a convaincu Trump… mais pour combien de temps ? »
« Sans un coup d’arrêt, nous entrerons dans le premier chapitre d’une guerre Mondiale par morceaux. »
Par: Abdelkader REGUIG – Oran
Contact : orarexe@gmail.com
1. Reuters – « Exclusive: Netanyahu admitted lack of leverage on Iran deal to aides », 17 mai 2026.
2. Axios – « Behind the scenes: Trump mocks Netanyahu’s dependence », 18 mai 2026.
3. Politico – « Trump to journalists: “He’ll do whatever I want” », 18 mai 2026.
4. Leaks diplomatiques – Note interne d’un État du Golfe (obtenue par Middle East Eye), 16 mai 2026.
5. Rapport d’analyse – « The Ormuz trigger : China’s red line », observateur anonyme, publié sur Strategic D-Alert, 18 mai 2026.
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