
Par : Mohammed CHOUAKI
L’hôtel El Palace de Barcelone, anciennement connu sous le nom de Ritz, est un établissement historique de luxe acquis en 2011 par l’homme d’affaires Algérien Ali Haddad via sa société Aginyo Inversiones y Gestiones Inmobiliarias, pour un montant variant selon les sources entre 68 et 80 Millions d’Euros.
Cet hôtel cinq étoiles, situé au 664-668 Gran Via de les Corts Catalanes, a été récupéré officiellement par l’État Algérien en 2025 dans le cadre d’une dation en paiement liée aux affaires de corruption d’Ali Haddad, emprisonné depuis plusieurs années, et transféré au Fonds National d’Investissement (FNI) le 1er août 2025.
Historique
Ouvert en 1919 et fondé par César Ritz, cet hôtel est l’un des plus anciens Palaces de Barcelone, alliant architecture classique et emplacement central près de monuments emblématiques.
Il appartenait auparavant au groupe Husa de Joan Gaspart, ex-Président du FC Barcelone, qui en a conservé la gestion via un bail malgré la vente à Haddad.
Situation actuelle
L’Algérie assure la continuité de l’exploitation pour au moins 30 ans afin d’en maximiser la rentabilité.
Récemment, en mai 2026, des discussions portent sur une possible vente pour environ 100 millions d’euros, compliquée par un contrat de gestion à long terme hérité de l’époque Haddad.
L’État Algérien a récupéré l’hôtel El Palace de Barcelone dans le cadre de sa politique de lutte contre la corruption et de recouvrement des avoirs détournés.
Contexte de récupération
Ali Haddad, condamné en Algérie pour corruption et détournement de fonds, avait acquis l’hôtel en 2011 via sa société Aginyo pour environ 68 à 80 millions d’euros, avec des soupçons sur l’origine des fonds.
Le transfert de propriété à l’État s’est opéré en 2025 par un mécanisme de dation en paiement, lié aux saisies judiciaires sur les biens de Haddad, et confié au Fonds National d’Investissement (FNI) le 1er août 2025.
Objectifs stratégiques
Cette opération s’inscrit dans une action plus large de coopération judiciaire internationale, avec des commissions rogatoires vers l’Espagne et d’autres pays, pour récupérer des biens estimés à 500 millions d’euros au total.
L’État assure la continuité d’exploitation pour maximiser la rentabilité avant une éventuelle vente, visée autour de 100 millions d’euros en 2026 malgré des complications contractuelles.
Par : Mohammed CHOUAKI – Lille
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